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AVEC AFP. Vingt-trois ans après le crash d’un avion de Flash Airlines qui avait fait 148 morts, dont 135 Français, le procès de Mohamed Nour, ancien président du conseil d’administration de la compagnie aérienne, se tiendra du 26 avril au 11 juin 2027 devant le tribunal correctionnel de Paris.

Le procès de la catastrophe aérienne de Charm el-Cheikh (Égypte) se tiendra devant la justice française d’avril à juin 2027, a indiqué mardi une source judiciaire à l’AFP, vingt-trois ans après le crash qui a fait 148 morts.
Mohamed Nour, Égyptien de 72 ans à la tête du conseil d’administration de la compagnie aérienne à bas coûts Flash Airlines, liquidée depuis, a été renvoyé en mars 2025 devant le tribunal correctionnel de Paris pour homicides involontaires.
Son procès se tiendra du 26 avril au 11 juin 2027 devant la chambre chargée des accidents collectifs et de la santé publique.
Selon l’ordonnance des juges d’instruction dont l’AFP a eu connaissance, l’homme sera jugé notamment pour avoir « créé ou contribué à créer », comme patron de Flash Airlines, « la situation qui a permis la réalisation du dommage et/ou en n’ayant pas pris les mesures permettant de l’éviter ».
Le 3 janvier 2004, l’appareil de Flash Airlines s’était abîmé en mer Rouge trois minutes après son décollage de la station balnéaire, tuant ses 135 passagers français et ses 13 membres d’équipage. Soit l’un des accidents aériens les plus meurtriers impliquant des Français.
Après le non-lieu de 2017, la cour d’appel de Paris, saisie par les familles de victimes, avait ordonné en 2019 la reprise des investigations par des juges parisiens du pôle accidents collectifs, jugeant « insuffisantes » les tentatives menées au cours de l’instruction pour recueillir les explications de l’ex-président du conseil d’administration de Flash Airlines.
Mohamed Nour avait fini par être mis en examen mi-décembre 2021 pour homicides involontaires. Les juges lui reprochent un déficit de formation des pilotes, d’avoir octroyé trop vite au pilote de l’avion la qualité de commandant de bord et de ne pas avoir fait respecter les temps de repos suffisants des pilotes entre les vols. L’homme d’affaires égyptien encourt trois ans de prison et 450 000 euros d’amende.
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