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Entièrement rénové, le logement, inauguré par le préfet du Val-d’Oise le 21 septembre dernier, accueillera une famille en location intermédiaire.

Quand un bien issu de la fraude se transforme en une offre de logement « durable et abordable ». Lundi 21 septembre, le préfet du Val-d’Oise, Philippe Court, a inauguré à Argenteuil un pavillon qui avait été confisqué dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent et de travail dissimulé. « Il retrouve aujourd’hui une utilité sociale », s’est-il félicité.
Après avoir été squatté puis confisqué pénalement, le logement avait été acquis par la Société Immobilière et Foncière pour la requalification de tissus pavillonnaires franciliens (SIFAE), spécialisée dans la transformation durable de l’habitat pavillonnaire dégradé en Île-de-France. Il avait par la suite fait l’objet d’une « rénovation complète », précise un communiqué de la ville, qui se réjouit « de cette première réhabilitation complète ».
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La commune indique par ailleurs que l’habitation a été cédée à la Foncière Logement de façon à y loger des salariés bénéficiant du 1% patronal, en loyer intermédiaire.
Pour le préfet, « cette opération illustre concrètement les leviers de la lutte contre la délinquance économique et financière ». En 2025, 107,8 millions d’euros de cotisations sociales ont été récupérées grâce aux contrôles de l’URSSAF, et 6 millions d’euros d’amendes administratives liées à l’emploi d’étrangers sans titre ont été prononcées.
Pour la commune d’Argenteuil, cette première rénovation de pavillon dans le cadre de son partenariat pour lutter contre l’habitat indigne et les marchands de sommeil s’inscrit dans un chantier débuter en 2021.
Un protocole d’intervention couvrant les sections pavillonnaires signé avec la SIFAE permet notamment à cette dernière de réduire la part d’habitat dégradé, d’empêcher les divisions pavillonnaires et de recréer une nouvelle offre de logements de qualité.
« Depuis le lancement de la collaboration avec la Ville, 73 adresses ont été étudiées, identifiées comme suspects à la suite de veilles immobilières, de signalements et sollicitations de la Ville, de ventes aux enchères ou encore grâce à un partenariat avec l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) », développe la ville.
L’acquisition de quatre pavillons ces dernières années devrait déboucher sur des logements locatifs intermédiaires qui seront proposés à des salariés d’entreprises ou à des personnes âgées.
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