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Pour la Journée internationale des droits des femmes, l’ordre a choisi de consacrer sa première exposition éphémère de l’année à ces « guerrières qui luttent pour retrouver leur humanité pleine et entière au péril de leur vie ».

Après les femmes afghanes, les femmes iraniennes. Depuis le 5 mars et jusqu’à la mi-avril, les visiteurs peuvent découvrir les photographies de la première exposition éphémère de l’année du barreau du Val-de-Marne, intitulée « Femme, Vie, Liberté », le cri des femmes d’Iran.
Accrochées dans les couloirs de l’ordre, les images rendent hommage à des femmes, des « guerrières qui luttent pour retrouver leur humanité pleine et entière au péril de leur vie », selon les termes du barreau.
Parmi la série de portraits, dont ceux de femmes décédées lors du soulèvement national de janvier 2026 où était notamment scandé « À bas le dictateur », un texte du barreau revient sur la situation de ces femmes au sein du pays.
Il y évoque notamment le harcèlement par la police des mœurs de ces femmes qui subissent un « véritable “apartheid de genre” et s’exposent à des flagellations, à des peines d’incarcération et à des condamnations à mort pour l’unique raison qu’elles s’opposent au port du voile que les autorités islamiques ont rendu obligatoire ».
Le barreau revient également sur la mort de Mahsa Amini, une étudiante de 22 ans arrêtée pour « port de vêtements inappropriés » décédée trois jours après son incarcération, et la descente des femmes dans les rues de Téhéran après cet événement.
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Il rappelle également que si beaucoup d’Iraniennes ont perdu la vie lors du soulèvement, « elles ont permis aux hommes de comprendre enfin que leur combat n’était pas qu’un combat féministe, mais que c’était en vérité le combat de tous, le combat pour la liberté ».
Parallèlement à cette exposition, dimanche 8 mars, la commission des Femmes du conseil national de la Résistance iranienne a rendu public un rapport annuel qui fait le tour d’horizon des droits bafoués des femmes, mettant notamment en lumière les arrestations « arbitraires » des prisonnières politiques et des mauvais traitements qu’elles subissent.
Le rapport aussi les discriminations subies par les infirmières, « sous-payées, surchargées et délaissées », révèle une augmentation de 91 % des exécutions de femmes en Iran sur un an, et une hausse « alarmante » des maltraitances envers les enfants.
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