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Après les festivals du film judiciaire et du documentaire judiciaire, le barreau de Paris s’empare d’un nouveau format. Première étape de ce rendez-vous inédit : un concours de courts-métrages ouvert jusqu’au 15 septembre, avant un festival destiné à susciter une prise de conscience auprès des professionnels du droit comme du grand public.

« Quoi de mieux que le cinéma et les émotions qu’il procure pour aborder ces sujets, souvent tabous ou invisibles, avec profondeur ? » Le 3 juillet dernier, le barreau de Paris a officiellement lancé la première édition de son festival du court métrage consacré à la lutte contre les violences faites aux femmes, dont le coup d’envoi prend la forme d’un concours ouvert aux réalisateurs amateurs et professionnels.
« [Ce sujet] est un enjeu central et urgent, comme en témoigne sans cesse l’actualité. Le barreau a souhaité faire un pas de côté », explique un représentant de l’Ordre parisien au JSS. Le festival a pour objectif de sensibiliser à la réalité de ces violences les professionnels du droit, les acteurs associatifs, les institutions ainsi que toute personne « au-delà du monde juridique », pour « créer une prise de conscience collective ».
Le barreau de Paris n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’il compte déjà à son actif les festivals du film judiciaire et du documentaire judicaire. Deux rendez-vous « désormais bien identifiés au sein de l’écosystème juridique », pointe-t-on du côté de l’Ordre. Fort de ces succès, ce dernier affirme « espérer vivement » que son nouveau festival « trouve son public ». « Notre objectif est clair : en faire un rendez-vous majeur pour la sensibilisation aux violences faites aux femmes. »
Pour y parvenir, l’Ordre mise sur un format qu’il estime particulièrement efficace. Le court-métrage (1 min. 30 à 3 minutes), jugé « idéal » pour éveiller les consciences. « C’est un format assez concis pour une diffusion massive – notamment sur les réseaux sociaux –, mais suffisamment long pour marquer les esprits ». Et d’ajouter : « La création audiovisuelle est un formidable outil de mobilisation de l’opinion publique. »
Le barreau espère pouvoir associer à ce projet de nombreuses personnalités du milieu culturel devenues porte-parole de cette cause, tant du côté des réalisateurs que des acteurs. « Le monde du cinéma a été à l’avant-garde de la dénonciation des violences, au cœur de mouvements comme #MeToo, et a contribué à passer des messages essentiels pour faire connaitre et sensibiliser », souligne-t-il.
Mais si la sensibilisation « est la première étape pour faire évoluer les mentalités et les pratiques », le barreau dit avoir conscience de la nécessité d’aller plus loin, et de continuer à faire évoluer les pratiques, « au sein de l’ordre évidemment, mais au cœur de la justice plus largement aussi », commente le représentant de l’Ordre que nous avons interrogé.
Depuis le 6 juillet, l’appel à candidatures s’adresse aux personnes physiques majeures, associations, collectifs, établissements d’enseignement, structures culturelles, amateurs ou étudiants.
Les participants peuvent concourir seuls ou en équipe, précise le barreau, qui indique que plusieurs demandes d’informations et manifestations d’intérêt leur ont déjà été transmises. « Un signal fort qui montre que le sujet mobilise », se réjouit-il.
Mais le temps est compté : les candidats ont jusqu’au 15 septembre au plus tard pour faire parvenir leurs réalisations, qui doivent porter sur une ou plusieurs thématiques en lien avec la lutte contre les violences faites aux femmes.
Composé « de personnalités qualifiées, notamment issues du monde juridique, artistique, associatif, institutionnel, universitaire, culturel ou médiatique, engagées ou sensibilisées à la lutte contre les violences faites aux femmes », le jury rendra sa délibération le 1er octobre.
Les courts métrages sélectionnés seront ensuite mis à l’honneur lors d’une soirée de projection, organisée le 25 novembre 2026 à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes. Trois d’entre eux se verront remettre une dotation.
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