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Deux jours après l’ouverture d’une enquête par le parquet de Fontainebleau pour déterminer les causes des incendies d’ampleur qui ont déjà détruit près de 10 % de la forêt de Fontainebleau, deux personnes ont été mises en examen puis placées en détention provisoire. Si l’un des jeunes hommes interpellés a reconnu les faits, le second est revenu sur ses premiers aveux et a expliqué avoir admis son implication « à cause de l’environnement stressant face aux gendarmes ».

Les incendies ravageurs – toujours en cours – dans la forêt de Fontainebleau et à ses abords (notamment en bordure de l’autoroute A6) mobilisent depuis dimanche 12 juillet pompiers et forces de l’ordre. Le parquet de Fontainebleau, doté récemment d’une nouvelle procureure, a ouvert une enquête en flagrance, confiée à la Section de recherches (SR) de Paris, en co-saisine avec la brigade de recherches (BR), pour « des faits de destruction par incendie de bois, forêt, lande, maquis ou plantation pouvant causer un dommage aux personnes ».
Les investigations ont donné lieu à plusieurs auditions, trois gardes à vue, et plusieurs témoins ont été retrouvés. « Des techniciens en identification criminelle (TIC) et des experts de la gendarmerie spécialisés dans la recherche des causes et des circonstances des incendies (RCCI) sont également engagés », a précisé la procureure Diane Ndomsik-Kamgang dans un communiqué.
Devant le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Fontainebleau, deux individus étaient ainsi ce mercredi 15 juillet amenés à répondre de leur potentielle implication dans les incendies. L’un, né en 2007, pompier volontaire, a une première fois admis les faits devant les gendarmes, avant de se rétracter devant la juge. « Je n’étais pas accompagné face à des gendarmes dans un environnement stressant », a-t-il expliqué.
D’après le journaliste de BFM TV Maxime Brandstaetter, qui a assisté à l’audience, le jeune homme a nié avoir allumé le feu et selon le premier examen psychiatrique réalisé pendant la garde à vie, il ne souffre pas de trouble ou d’abolition de discernement. Le deuxième interpellé, un étudiant en droit d’Assas engagé en politique locale et décrit par la juge comme ayant « une curiosité particulière pour le feu », a reconnu en garde à vue avoir déclenché l’incendie de la Faisanderie à Fontainebleau à l’aide d’une cigarette.
Il a de nouveau admis les faits devant la JLD, tout en demandant une audience à huis-clos, devant l’ampleur de la médiatisation des incendies. « Cette publicité des débats est importante pour vous car elle va permettre de dire des choses objectives », a répondu la magistrate, citée par BFM. Les deux jeunes hommes ont été placés en détention à la suite de ces auditions. D’après le parquet, aucun lien entre ces deux mis en cause n’a été établi.
L’hypothèse d’un départ de feu susceptible d’être lié à des travaux réalisés à proximité immédiate de l’autoroute A6, fait aussi aujourd’hui l’objet de vérifications approfondies.
Le troisième individu placé en garde à vue, né en 1975, est inconnu de la justice. « Des investigations complémentaires sont en cours », a précisé la procureure de Fontainebleau. Ce jeudi matin, Emmanuel Macron s’est rendu à Fontainebleau et a annoncé l’ouverture d’un « guichet unique » pour « permettre de collecter la solidarité nationale ». « Rien ne sera lâché, il n’y aura aucune tolérance et nous serons intraitables. Parce que ce sont des vies qui sont mises en danger et que le territoire national qui est attaqué à chaque fois qu’un feu se déclenche », a-t-il également averti.
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