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Avec 84 points sur 100 à l’index EGAPRO, le barreau de Paris et la CARPA enregistrent une légère baisse de leur score d’égalité professionnelle. Si les deux organismes restent au-dessus du seuil légal, certains indicateurs révèlent encore des écarts dans les évolutions salariales.

Au-dessus du seuil légal, mais en recul par rapport aux années précédentes. Cette année, l’ordre des avocats de Paris et la CARPA (Caisse autonome des règlements pécuniaires des avocats) obtiennent la note de 84/100 à l’index d’égalité professionnelle femmes-hommes EGAPRO, en légère baisse par rapport à 2024 (89/100) et 2023 (90/100).
Créé par la loi du 5 septembre 2018, l’index mesure les écarts de rémunération entre femmes et hommes dans les structures de plus de 50 salariés. Il repose sur quatre indicateurs : l’écart de salaire, le nombre d’augmentations individuelles, la progression après congé maternité ou d’adoption et la représentation du sexe sous-représenté parmi les dix plus hauts salaires. Les entreprises affichant moins de 75 points doivent mettre en place des mesures correctives sous peine de sanctions.
C’est parce qu’ils comptent chacun plus de 50 salariés – depuis 2022 s’agissant de la CARPA – que les deux organismes sont assujettis à EGAPRO. Comme toutes les structures dépassant ce seuil, ces derniers doivent ainsi transmettre chaque année, au plus tard le 1er mars, leurs indicateurs et leur Index de l’égalité professionnelle aux services de l’inspection du travail (Dreets), afin de garantir la transparence et le suivi des progrès en matière d’égalité femmes-hommes.
Les résultats du barreau de Paris et de la CARPA, dévoilés fin février, sont nuancés. Ils obtiennent en effet la note maximale pour l’augmentation salariale après un congé maternité ou d’adoption (15/15) ainsi que pour la présence du sexe sous-représenté parmi les dix plus hautes rémunérations (10/10).
Par ailleurs, l’écart de rémunération entre femmes et hommes est relativement satisfaisant avec 34/40. Mais le taux d’augmentations individuelles, plus faible (25/35), illustre une progression salariale inégale selon les postes. Ce que reconnaît le bureau de Paris, qui souligne : « Ce résultat nous engage à poursuivre et renforcer nos actions en faveur de l’équité salariale. »
Avec ces performances, son score global reste inférieur à la moyenne nationale, qui s’établit à 89/100 en 2026, comme en 2025, pour l’ensemble des structures évaluées. De son côté, le CNB décroche un score de 88/100, selon le tableau publié par le ministère de l’Intérieur, soit un point de moins par rapport à l’année précédente.
Bien que l’index EGAPRO constitue un outil de mesure intéressant, l’égalité salariale ne se résume pas à un score, mais dépend étroitement des pratiques structurelles. Si le barreau parisien est majoritairement féminin à 54% , les femmes restent nettement sous‑représentées parmi les associés.
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