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Un décret publié au JO ce vendredi vient encadrer strictement ces communications commerciales. Selon une étude, les nouvelles générations accèderaient à la médecine esthétique beaucoup plus tôt que les générations précédentes.

Le gouvernement a précisé par un décret publié ce vendredi les communications commerciales désormais interdites aux établissements de chirurgie esthétique, en particulier celles susceptibles d’inciter les mineurs à recourir à ces interventions.
Le texte vient préciser un dispositif introduit par la loi du 9 mars 2023, qui visait à mettre le droit français en conformité avec celui de l’Union européenne, et avait mis fin à l’interdiction générale et absolue de publicité en faveur des installations de chirurgie esthétique, pour la remplacer par un encadrement ciblé.
Le décret vise notamment les communications commerciales « incitant les mineurs à considérer que les actes de chirurgie esthétique répondent à un besoin de santé », celles « mettant en scène ou représentant des mineurs ou des personnes dont l’apparence laisse manifestement supposer qu’elles sont mineures ».
Le texte ajoute aussi les campagnes commerciales « mettant en scène ou représentant des personnalités ou personnages appartenant à l’univers des mineurs » et celles « orientées vers les mineurs ou particulièrement attractives pour ce public en raison notamment d’éléments visuels, sonores, verbaux ou écrits ».
Le non-respect de ces nouvelles règles pourra coûter cher aux établissements contrevenants, qui encourent la suspension voire le retrait de leur autorisation de fonctionnement.
« Les générations Z et Millennials accèdent à la médecine esthétique beaucoup plus tôt que les générations précédentes », soulignait une analyse de marché 2026 du congrès international de référence consacré à la dermatologie et à la chirurgie plastique (Imcas).
Selon Arcane Research, en France, la moyenne d’âge des patients a baissé de 48 à 42 ans entre 2018 et 2024. « Portés par les réseaux sociaux, les traitements esthétiques sont passés d’un sujet tabou à une pratique visible et assumée », pointe Imcas.
Récemment, les règles applicables à la promotion des actes esthétiques sur les réseaux sociaux ont elles aussi été durcies. Depuis le 1er juillet 2026, les personnes exerçant une activité d’influence commerciale ne peuvent notamment plus promouvoir certains actes, procédés ou techniques à visée esthétique présentant des risques pour la santé.
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