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AVEC AFP. L’homme actuellement à la tête de la préfecture de la région Île-de-France prendra les commandes de la plus haute des juridictions de l’ordre administratif à la fin du mois de mai, et remplacera Didier-Roland Tabuteau.

Le préfet de la région Île-de-France Marc Guillaume a été nommé mercredi en Conseil des ministres vice-président du Conseil d’Etat, à la tête de la plus haute juridiction administrative du pays, a annoncé le ministre de la Justice Gérald Darmanin.
« Toutes mes sincères félicitations à Marc Guillaume, préfet de Paris et de la Région Île-de-France, qui a été nommé ce matin vice-président du Conseil d’État par le Président de la République. C’est un grand serviteur de l’Etat et du droit. La Chancellerie se réjouit de travailler très bientôt avec lui et ses équipes », a écrit sur X le Garde des Sceaux.
Il prendra ses fonctions le 21 mai prochain, et remplacera Didier-Roland Tabuteau, qui atteindra la limite d’âge de 68 ans.
Ancien secrétaire général du gouvernement de 2015 à 2020, réputé proche de l’ex-Premier ministre Edouard Philippe, Marc Guillaume, 61 ans, est un énarque qui a fait toute sa carrière dans la haute fonction publique.
Il termine sa scolarité à l’École nationale d’administration (ENA) en janvier 1991, et devient auditeur au Conseil d’État dans la foulée, puis maître des requêtes en 1994.
Il passe dès 1995 par les directions des affaires juridiques des ministères de la Défense et de la Justice – en étant notamment directeur des affaires civiles et du sceau en 2002 et pour cinq ans – avant de devenir, en 2007, secrétaire général du Conseil constitutionnel.
En 2015, Manuel Valls, alors Premier ministre du président socialiste François Hollande, le choisit comme secrétaire général du gouvernement, un poste stratégique de tour de contrôle administrative. Arrivé au pouvoir en 2017, Emmanuel Macron nomme Edouard Philippe à Matignon qui le connaît déjà et le maintient dans ses fonctions, permettant à Marc Guillaume de jouer un rôle de plus en plus politique auprès du Premier ministre.
Comme préfet de la région parisienne, il a été très impliqué dans la préparation et la gestion des Jeux olympiques de 2024.
Sa nomination comme vice-président du Conseil d’État, attendue, ouvre la voie à un jeu de chaises musicales : le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Georges-François Leclerc, est pressenti pour lui succéder à la préfecture d’Île-de-France, six mois à peine après son arrivée à l’Élysée. Frédéric Rose, actuel préfet des Yvelines, pourrait, lui, prendre ce poste-clé auprès du président de la République.
Un nouveau mouvement à la fois dans la préfectorale, où le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a déjà commencé à tourner la page des nominations faites par ses prédécesseurs Bruno Retailleau et Gérald Darmanin, et à l’Élysée, où les départs se multiplient à un an de la fin du mandat du chef de l’Etat.
Mardi, Emmanuel Macron a proposé de nommer comme gouverneur de la Banque de France celui qui était son bras droit en tant que secrétaire général de la présidence il y a encore quelques jours, Emmanuel Moulin.
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