La Seine-et-Marne se dote de caméras de photo-verbalisation pour lutter contre les dépôts sauvages

Ce dispositif expérimental opérationnel depuis le 1er juillet doit permettre d’identifier les véhicules impliqués dans les dépôts sauvages. Les contrevenants identifiés pourront se voir administrer jusqu’à 15 000 euros d’amende.


mardi 7 juillet à 09:432 min

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Chaque année, le département dépense plus d’un million d’euros pour ramasser les dépôts sauvages. Photo iStock France68

Les dépôts sauvages sont dans le viseur en Seine-et-Marne. Depuis le 1er juillet dernier, une dizaine de caméras de photo-verbalisation ont été déployées par le département, dans le cadre d’une expérimentation pour lutter contre « ce fléau environnemental au coût exorbitant ».

Plus d’un million d’euros seraient en effet engagés chaque année pour ramasser les 1 000 tonnes de dépôts sauvages sur le territoire, en particulier le long des routes départementales.

« Avec ce dispositif, nous donnons aux communes des moyens supplémentaires pour identifier les contrevenants et sanctionner les comportements irresponsables » se félicite le président du département Jean-François Parigi.

Un stage de citoyenneté en alternative à l’amende

Déployées sur les sites les plus exposés, en rotation sur les 41 communes partenaires, ces caméras peuvent détecter les dépôts sauvages dès leur apparition, identifier les véhicules impliqués, et transmettre les informations nécessaires aux maires pour la verbalisation, précise le département.

Dans le cadre de cette expérimentation, les édiles pourront exiger du contrevenant de ramasser ses déchets, mais aussi prononcer une amende administrative pouvant atteindre les 15 000 euros.

Comment lutter contre la recrudescence de dépôts sauvages de déchets ?

Un protocole signé entre le département et les procureurs de Seine-et-Marne prévoit également deux alternatives à l’amende minimum de 135 euros : la réalisation d’un stage de citoyenneté, ou la réalisation d’une journée de travail non rémunéré au profit de la commune.

En cas de refus, une ordonnance pénale de 400 euros sera alors requise.

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