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Un panel de parents d’élèves tirés au sort sera chargé de formuler des recommandations pour la protection des enfants et pour l’organisation de leurs temps scolaires et périscolaires. L’objectif : définir un nouveau modèle pour les écoles parisiennes.

Au lendemain de l’annonce par la procureure de Paris Laure Beccuau de l’ouverture d’enquêtes pour de possibles violences dans 84 écoles maternelles de la capitale, le maire Emmanuel Grégoire a officiellement lancé la Convention citoyenne sur la protection et les temps de l’enfant à l’école.
« Les faits de violence sur des enfants qui ont été portés à la connaissance de la Ville de Paris ne doivent être ni relativisés ni traités comme des dysfonctionnements marginaux. Ils appellent des réponses fortes, immédiates, structurantes », peut-on lire sur le site de la municipalité. Celle-ci estime en effet que le problème des violences ne vient pas seulement de « quelques individus », mais aussi de l’organisation du système scolaire et périscolaire.
C’est pourquoi, dans le cadre de la convention, un panel de 80 parents d’élèves tirés au sort aura pour tâche de réfléchir à une meilleure organisation des temps d’école de l’enfant, afin qu’ils puissent « apprendre en sécurité et s’épanouir« . Des temps aujourd’hui « morcelés » entre plusieurs intervenants, estime le maire de Paris Emmanuel Grégoire, qui appelle donc à « revoir l’organisation globale ». Il souhaite aussi que plus aucun animateur ne puisse se retrouver seul avec un enfant.
Depuis le début de l’année, 31 agents de la ville ont été suspendus pour des suspicions de violences sexuelles, et plusieurs écoles ont été mis sous le feu des projecteurs du fait d’animateurs mis en cause. Les sept syndicats des employés du périscolaire à Paris poursuivent actuellement leur grève pour réclamer la fin des suspensions systématiques des animateurs soupçonnés de violences éducatives, un mouvement qui a également pour objectif de revaloriser les salaires de ces agents territoriaux.
La première session de la convention s’est tenue ce 18 mai au sein de Conseil de Paris. La suite : des visites dans les écoles au mois de juin pour rencontrer les enfants et les professionnels.
Les enfants auront eu aussi droit à la parole afin de donner leur avis. Un atelier prévu pendant le premier week-end de la convention sera ouvert aux enfants qui souhaitent s’exprimer sur l’organisation de leur journée d’école et sur le périscolaire, précise la Ville.
Le 22 juin marquera la fin de la convention citoyenne. Le maire pourra par la suite choisir d’intégrer les recommandations dans ses politiques publiques liées à l’école dès la rentrée 2026.
Au titre des sujets mis sur la table, le retour potentiel à la semaine de 4 jours, réclamée par la droite parisienne, pour laquelle Emmanuel Grégoire de Paris se veut prudent, car elle risquerait « d’allonger les journées ».
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