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L’année écoulée enregistre un bon de 46 % des radiations contre 9 % en 2024. Le baromètre du Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce pointe toutefois une progression du nombre de Français à s’être lancés dans l’entrepreneuriat malgré un « environnement économique incertain ».

La situation des entreprises a continué de se dégrader en 2025. C’est le constat dressé dans le dernier baromètre du Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce (CNGTC) et Infogreffe rendu public le 8 janvier dernier, selon lequel les chefs d’entreprise ont évolué dans un « environnement particulièrement contraint ».
2025 a en effet été marquée par une demande intérieure « atone », une instabilité politique « persistante » et l’instauration par l’administration Trump de droits de douanes qui ont fragilisé plusieurs secteurs. Autant de facteurs qui ont ébranlé l’activité des entreprises et expliquent une progression de plus de 46 % du volume des radiations d’entreprise contre 9 % en 2024. 454 673 entreprises ont donc été radiées l’année dernière, un « record ».
Derrière ce nombre, 40 % de chefs d’entreprise ont volontairement radié leur entreprise en 2025, soit 10 % de plus qu’en 2024. Les radiations d’office décidées par un tribunal de commerce ont quant à elles doublé pour atteindre 130 %. Des hausses qui n’ont épargné aucune région, en particulier Provence-Alpes-Côte d’Azur (+71 %) et l’Île-de-France (+56 %).
Autre augmentation moins significative mais néanmoins « historique », souligne le CNGTC, celle des procédures collectives. 2025 enregistre un bond de 6 % d’ouvertures de ces mesures qui ont concerné plus de 63 000 entreprises, niveau le « plus haut » qui « confirme la dégradation durable des conditions d’exercice des chefs d’entreprise », pointe le baromètre.
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Les secteurs de l’enseignement, de la santé et de l’action sociale sont particulièrement touchés par ces procédures dont le taux a grimpé de plus de 30 %. Le secteur de la construction demeure le plus exposé en volume puisqu’il représente plus d’un cinquième des procédures nationales, proportion là encore en progression.
Sur le plan territorial, les Pays de la Loire et la Nouvelle-Aquitaine semblent davantage concernées, avec une hausse respective de près de 20 et 13 % de ces procédures.
Malgré un « environnement économique incertain », les immatriculations au Registre du commerce et des sociétés (RCS) se sont multipliées en 2025 pour atteindre un peu plus de 364 000 immatriculations, en hausse de près de 8 %.
Selon le baromètre, « aucune région ne connait de baisse des immatriculations ». L’Île-de-France se démarque toutefois comme la région la plus dynamique.
Sur l’ensemble des créations d’entreprise, 37 % sont des entreprises individuelles, indique le baromètre. En outre, le nombre d’entreprises agricoles a été multiplié par 12 entre 2024 et l’année écoulée. En revanche, les secteurs du commerce, du conseil aux entreprises et de l’industrie accusent un fort recul des immatriculations.
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