Article précédent

Transparence citoyenne a indiqué avoir saisi le procureur de Paris afin de faire la lumière sur le rôle de l’ancien directeur de police municipale qui avait « engagé et maintenu » l’amende de 210 000 euros à son l’encontre pour affichage sauvage.

Un nouveau tournant pour l’affaire des notes de frais de l’ancienne maire de Paris.
Dans un communiqué du 23 août, l’association anticorruption Transparence citoyenne, qui s’était vu infliger une amende de 210 000 euros pour avoir placardé dans la capitale les notes de frais d’Anne Hidalgo et dont le recours a été rejeté, a indiqué saisir le procureur de Paris.
Selon elle, cette amende qui correspond au maximum légal s’applique « sans la moindre modération » malgré les arguments sur la liberté d’expression et le statut de l’association de lanceur d’alerte avancé par Transparence citoyenne.
Elle considère également qu’il y aurait une possible prise illégale d’intérêt. L’association aurait en effet découvert qu’à la période où avait été fixée l’amende, le directeur de la police Michel Felkay, qui avait « engagé et maintenu cette amende », était en parallèle candidat aux municipales de Dijon sur la liste de François Rebsamen. Elu pour lequel l’association avait révélé plus de 121 000 euros de dépenses.
« La concomitance entre ce pouvoir de sanction exercé contre nous et l’ambition politique de son auteur au sein même du réseau que nous mettions en cause nous semble constituer un faisceau d’indices suffisant pour justifier une enquête », estime Transparence citoyenne.
Frais de représentation d’Anne Hidalgo révélés : la maire de Paris met fin au dialogue
Cette dernière demande ainsi au parquet de comparer le traitement qu’a subi l’association à celui d’autres afficheurs sanctionnés.
Sur les réseaux sociaux, et notamment auprès du compte du média « Sirènes », le président de l’association, Guillaume Leroy, explique qu’il pensait risquer une amende de 1 500 euros par campagne d’affichage en dehors des zones prévues à cet effet, après avoir été renseigné par un avocat.
Ce sont finalement 1 500 euros par affiche qui lui seront « facturés ». « Je l’ai perçu comme une volonté de tuer l’association. »
THÉMATIQUES ASSOCIÉES
Infos locales, analyses et enquêtes : restez informé(e) sans limite.
Recevez gratuitement un concentré d’actualité chaque semaine.
0 Commentaire
Laisser un commentaire
Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *