Une vingtaine d’élus signataires de la « Charte de la transparence » de l’association parisienne Transparence Citoyenne

En signant cette charte, qui s’articule autour de sept engagements, les candidats aux municipales approuvent notamment le fait de démissionner en cas de condamnation définitive pour atteinte à la probité.


mardi 24 février à 17:052 min

Écouter l'article

Dernière séance du conseil de Paris pour Anne Hidalgo avant les élections municipales qui auront lieu les 15 et 22 Mars 2026 a Paris, France, le 9 février 2026. (Photo by Carine Schmitt / Hans Lucas via AFP)

De l’Île-de-France en passant par le Nord et le Sud de l’Hexagone, à date, une vingtaine de candidats aux municipales a déjà signé la « Charte de la transparence citoyenne ».

A l’approche des élections municipales, l’association Transparence Citoyenne, qui se dit non-partisane et qui promeut la transparence, la responsabilité et la moralité de la vie publique, a diffusé ce texte en réponse à l’utilisation « à tort et à travers » par « de trop nombreux élus » de l’argent public, milite sur X Guillaume Leroy, président de l’association, qui appelle un maximum de candidats à signer la charte.

Parmi les signataires actuels, six candidats franciliens – à Charenton-le-Pont et à Grigny notamment -, ainsi que deux candidats à Chartres, un à Marseille, un à Roubaix ou encore à un Dijon.

À lire aussi : Une association parisienne dénonce les subventions « loufoques » attribuées aux associations par le Conseil de Paris

Cette charte s’articule autour de sept engagements pour les élus, « rédigés en fonction des abus identifiés lors [d’une] analyse globale des notes de frais ».

La Charte a été diffusée par l’association en vue des élections municipales. ©Transparence citoyenne sur X

Au titre des engagements, par exemple : ne pas acheter de vêtements sur des fonds publics, démissionner d’un mandat en cas de condamnation définitive pour atteinte à la probité, ou pour tout ce qui a trait à la corruption, la prise illégale d’intérêt ou le favoritisme.

L’association devant le tribunal administratif de Paris

Ces derniers mois, l’association a mis au jour les notes de frais d’édiles, dont celles de la maire de Paris Anne Hidalgo, qui a déposé plainte pour « dénonciations calomnieuses ». La mairie de Paris a également menacé l’association d’une amende de 210 000 euros.

Transparence Citoyenne s’est ainsi retrouvée à se défendre devant le tribunal administratif de Paris, le 9 février dernier, pour faire suspendre cette amende « inique » et « arbitraire », selon les termes de l’association, ce, « le temps de savoir si [l’amende] est légale ou non ».

En attendant la décision définitive, la mairie de Paris peut demander le paiement de l’amende, ce qu’elle a fait en sommant le Trésor public de « ponctionner » le compte bancaire de l’association de « 20 fois sa trésorerie ».

Partager l'article


0 Commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Abonnez-vous à la Newsletter !

Recevez gratuitement un concentré d’actualité chaque semaine.