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En signant cette charte, qui s’articule autour de sept engagements, les candidats aux municipales approuvent notamment le fait de démissionner en cas de condamnation définitive pour atteinte à la probité.

De l’Île-de-France en passant par le Nord et le Sud de l’Hexagone, à date, une vingtaine de candidats aux municipales a déjà signé la « Charte de la transparence citoyenne ».
A l’approche des élections municipales, l’association Transparence Citoyenne, qui se dit non-partisane et qui promeut la transparence, la responsabilité et la moralité de la vie publique, a diffusé ce texte en réponse à l’utilisation « à tort et à travers » par « de trop nombreux élus » de l’argent public, milite sur X Guillaume Leroy, président de l’association, qui appelle un maximum de candidats à signer la charte.
Parmi les signataires actuels, six candidats franciliens – à Charenton-le-Pont et à Grigny notamment -, ainsi que deux candidats à Chartres, un à Marseille, un à Roubaix ou encore à un Dijon.
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Cette charte s’articule autour de sept engagements pour les élus, « rédigés en fonction des abus identifiés lors [d’une] analyse globale des notes de frais ».

Au titre des engagements, par exemple : ne pas acheter de vêtements sur des fonds publics, démissionner d’un mandat en cas de condamnation définitive pour atteinte à la probité, ou pour tout ce qui a trait à la corruption, la prise illégale d’intérêt ou le favoritisme.
Ces derniers mois, l’association a mis au jour les notes de frais d’édiles, dont celles de la maire de Paris Anne Hidalgo, qui a déposé plainte pour « dénonciations calomnieuses ». La mairie de Paris a également menacé l’association d’une amende de 210 000 euros.
Transparence Citoyenne s’est ainsi retrouvée à se défendre devant le tribunal administratif de Paris, le 9 février dernier, pour faire suspendre cette amende « inique » et « arbitraire », selon les termes de l’association, ce, « le temps de savoir si [l’amende] est légale ou non ».
En attendant la décision définitive, la mairie de Paris peut demander le paiement de l’amende, ce qu’elle a fait en sommant le Trésor public de « ponctionner » le compte bancaire de l’association de « 20 fois sa trésorerie ».
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