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AVEC AFP. Cette expansion est prévue dans le nouveau « contrat de régulation économique » de l’aéroport pour la période 2027-2034. Un projet qui serait « strictement incompatible » avec les objectifs que l’État s’est fixés dans sa Stratégie nationale bas carbone.

Des associations environnementales ont dénoncé lundi 14 septembre l’expansion de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle prévue jusqu’en 2035, appelant à abandonner un projet qu’elles qualifient d’ « incompatible » avec les objectifs climatiques de la France.
Cette expansion est prévue dans le nouveau « contrat de régulation économique » de l’aéroport pour la période 2027-2034, qui doit être signé par le gestionnaire et exploitant, Groupe ADP, et le gouvernement.
Le contrat prévoit la construction de portes d’embarquement supplémentaires, sans nouveau terminal, parmi des investissements de 8,2 milliards d’euros pour moderniser cet aéroport qui concentre près de 40 % du trafic aérien en France.
« Arrêter ce projet, c’est possible », a affirmé lors d’une conférence de presse en ligne Jérôme du Boucher, pour Transport & Environment France.
« Le gouvernement a annulé, pour des raisons environnementales, le précédent projet de l’aéroport de Roissy, qui était le projet du Terminal 4. Ces raisons environnementales n’ont pas disparu », a-t-il ajouté.
La décision était tombée en février 2021, à un moment où la pandémie de Covid avait fait chuter le trafic. Groupe ADP a, depuis, revu sa copie. Ses prévisions actuelles sont de 88 millions de passagers à Roissy en 2035, soit une croissance annuelle moyenne de 1,9 %.
Le projet d’expansion pour y parvenir est « strictement incompatible » avec les objectifs que l’État s’est fixés dans sa Stratégie nationale bas carbone, estiment T&E, Réseau action climat et Rester sur terre, une association qui milite pour plafonner le transport aérien.
Réseau action climat avait publié la semaine précédente une étude très critique sur la stratégie de la France pour attirer des touristes venus de loin qui, selon cette association, polluent beaucoup lors de leur trajet, se concentrent dans les mêmes lieux, et « évincent » les touristes moins fortunés en alimentant la montée des prix.
« L’alibi des ministres successifs du Tourisme, c’est de dire : ils (les touristes non européens) arrivent à Roissy et ensuite ça diffuse sur l’ensemble du territoire. Ça c’est pipeau », a affirmé à la presse Jean Pinard, un consultant en tourisme durable invité par les associations environnementales.
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