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AVEC AFP. L’ancien maire d’Etampes Franck Marlin a nié mercredi devant le tribunal correctionnel d’Evry (Essonne) avoir autorisé le versement illégal de subventions à des associations et le paiement d’heures supplémentaires indues à des agents municipaux.

« Si la question est de savoir si Marlin a donné des directives ? S’il a autorisé le détournement de fonds ? La réponse est assurément : non ! », a lancé à la barre l’ancien édile.
Maire de cette commune de 28 000 habitants pendant vingt-huit ans et député Les Républicains de l’Essonne pendant vingt-cinq ans, Franck Marlin, 61 ans, répond depuis mardi 15 septembre de soupçons de détournement de fonds publics devant le tribunal correctionnel d’Evry, où il comparaît libre et sans avocat.
Il lui est reproché d’avoir autorisé lorsqu’il était maire d’Etampes le versement de subventions irrégulières à trois associations de cette commune pour un montant global d’environ 20 000 euros. Lui nie vigoureusement.
Ces subventions auraient été versées dans le but de financer le départ en vacances à l’été de 2017 de jeunes issus de deux quartiers prioritaires d’Etampes. Mais la tenue de certains de ces séjours n’a pas été prouvée par l’enquête.
Il a par ailleurs été établi qu’une partie des subventions avait été versée sur le compte personnel du président d’une des associations mises en cause.
« Dans ce dossier, il y a des particularités que le tribunal a rarement vues », a posé d’emblée à l’ouverture du procès la présidente. « L’enquête commence par l’audition de deux témoins anonymes, comme dans les dossiers de la mafia ».
Une « autre particularité de ce dossier », a-t-elle relevé, est que ces associations avaient « une activité bien différente de l’objet des subventions » octroyées. Deux de ces associations avaient notamment pour objet social la promotion d’artistes ou de projets artistiques.
Franck Marlin comparaît aux côtés de son ancien directeur général des services à la mairie d’Etampes, soupçonné d’avoir supervisé le paiement des subventions, et de quatre autres prévenus, parmi lesquels les présidents des trois associations ayant reçu les subventions.
« On veut me faire porter le chapeau (…) Deux de ces associations, je ne les connaissais même pas », a assuré l’ancien maire d’Etampes à l’audience.
« Je trouve qu’il y a un acharnement sur Marlin de la part du parquet », a-t-il affirmé. Le tribunal a par ailleurs examiné mercredi le deuxième volet de cette affaire qui concerne le paiement illégal d’heures supplémentaires à des agents municipaux, dont le mode de calcul ne respectait pas les plafonds légaux.
« Les heures supplémentaires, cela n’est pas un sujet d’élu », a évacué M. Marlin, niant également toute responsabilité dans ce deuxième volet
Les réquisitions du ministère public sont attendues ce jeudi 17 septembre.
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