Val d’Oise : vers une réhabilitation de l’ancien parc à thèmes Mirapolis de Courdimanche ?

L’Élysée et l’Arabie saoudite étudieraient la création d’un parc d’attractions « Dragon Ball » sur le site en friche de Mirapolis. Un projet qui pourrait être estimé à 1 milliard d’euros.


mardi 4 août à 14:483 min

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Le parc Mirapolis avait ouvert ses portes en 1987 avant de les fermer définitivement à peine cinq ans plus tard. Photo aérienne du parc Wikimedia Commons

Un nouveau souffle pour le site de Mirapolis ?

Selon le média Politico, le site de l’ancien parc à thèmes de 50 hectares situé à Courdimanche (Val-d’Oise) ferait l’objet de discussions entre le gouvernement français et des investisseurs saoudiens.

L’Élysée et l’Arabie saoudite étudieraient en effet la création d’un parc d’attraction « Dragon Ball » sur le site en friche depuis plus de 30 ans. Le parc à thèmes Mirapolis avait ouvert ses portes en 1987. Une mauvaise gestion et une moindre affluence avaient entraîné sa fermeture en 1991.

Le projet d’un nouveau parc d’attractions serait mené par l’entreprise Qiddiya Investment Company (une filiale du fonds souverain d’Arabie saoudite), laquelle développe déjà un complexe de loisirs dans son pays comprenant une zone dédiée à la licence Dragon Ball.

Bien qu’un protocole d’accord visant à « explorer un projet majeur lié au tourisme et au divertissement en France » ait été signé par le président de la République, Emmanuel Macron, et les dirigeants de Qiddiya en juin dernier lors du sommet Choose France, le projet reste encore au stage d’étude de faisabilité. Le budget pourrait s’élever à 1 milliard d’euros.

Les élus en alerte

Si pour la Région Île-de-France, ce projet s’avère être « une très bonne nouvelle pour le Val-d’Oise qui manque d’investissements étrangers », sur le terrain politique, l’engouement n’est pas forcément partagé.

Dans un communiqué de presse du 29 juillet, le député du Val-d’Oise Aurélien Taché pointe des discussions « confidentielles sur le projet » et sans « réelle concertation ». S’il regrette par ailleurs que l’avis de la population ne soit pas pris en compte, le parlementaire espère que si le projet devait se concrétiser, il permette de recruter « massivement des employés vivant dans l’agglomération ».

L’aspect environnemental est également évoqué. « Le site a vu naître tout un écosystème avec des espèces protégées, des dizaines de milliers d’arbres », abonde le député. Selon Le Parisien, d’autres élus s’inquiètent que le futur projet – qui dépasserait les frontières actuelles du parc – nécessite l’acquisition de terres agricoles, ce « qui pourrait provoquer la résistance des agriculteurs ».

Des problèmes financiers persistants

Ouvert en 1987 alors que plusieurs attractions et aménagements n’étaient pas encore terminés, le parc Mirapolis, premier parc à thèmes de France, a également souffert d’une fréquentation inférieure à celle prévue.

Des difficultés de gestion et des problèmes financiers ont également contribué à la fermeture précipitée du parc. Les forains qui s’opposaient à son ouverture avaient notamment distribué de fausses entrées gratuites en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d’Oise.

Des forains ont finalement intégré en 1989 l’équipe de gestion du parc. Et si le ClubMed, nommé à la tête du parc, a réussi à faire venir davantage de public, l’affluence n’aura pas suffi à renflouer les caisses. En 1988, Mirapolis affichait 85 millions de francs de déficit cumulés à l’issue de son premier exercice annuel complet. En octobre 1991, le parc fermait définitivement.

Les attractions ont été démontées puis vendues à d’autres parcs. Les derniers bâtiments ont été démolis en 1993, laissant la nature y prospérer depuis plus de 30 ans. Des gens du voyage s’y installent régulièrement depuis.

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