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Ancien ministre de l’Agriculture et secrétaire d’État chargé des PME, François Patriat est décédé le 19 août 2026, à l’âge de 83 ans. Sénateur de la Côte-d’Or depuis 2008 et président du groupe RDPI au Sénat, il avait également été président du conseil régional de Bourgogne et comptait parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron.

« Avec lui, la Nation perd une grande figure de sa vie politique et parlementaire, passionnément attachée à ses idéaux de progrès, de liberté et de conciliation. » C’est par ces mots que l’Élysée a annoncé, ce mercredi 19 août, le décès de François Patriat, ancien ministre de l’Agriculture et figure de la majorité présidentielle.
Sénateur de la Côte-d’Or depuis 2008 et président du groupe macroniste, Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI), François Patriat est décédé à l’âge de 83 ans.
Son groupe parlementaire a indiqué à l’AFP que l’ancien ministre était décédé à l’hôpital de Dijon, des suites d’un grave accident de vélo survenu le 17 juillet dernier. Ce dernier avait été plongé dans le coma pendant près de deux semaines.
Vétérinaire de formation, diplômé de l’École nationale vétérinaire d’Alfort, François Patriat a rejoint le Parti socialiste (PS) en 1974, avant d’être élu conseiller général de la Côte-d’Or en 1976. Cinq ans plus tard, il a fait son entrée à l’Assemblée nationale comme député du groupe socialiste et apparentés. Réélu en 1986 et 1988, il est battu en 1993 et nommé au Conseil économique et social avant de finalement retrouver son siège de député en 1997.
Parallèlement à sa carrière parlementaire, François Patriat a occupé des fonctions de maire de Chailly-sur-Armançon de 1989 à 2001. En octobre 2000, il est entré au gouvernement de Lionel Jospin comme secrétaire d’État chargé des PME, du Commerce et de l’Artisanat. Deux ans plus tard, il succède brièvement à Jean Glavany au ministère de l’Agriculture et de la Pêche.
Le 2 avril 2004, après la victoire de sa liste face à celle de Jean-Pierre Soisson aux élections régionales, le politicien est élu président du conseil régional de Bourgogne. Réélu le 26 mars 2010, il a conservé cette fonction jusqu’à la création de la région Bourgogne-Franche-Comté en 2015, avant de laisser sa place à Marie-Guite Dufay.
Entre-temps, le 21 septembre 2008, il est élu sénateur de la Côte-d’Or. En 2017, François Patriat prend la tête du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI), fraîchement créé au Sénat, fonction qu’il conservera jusqu’à sa mort.
À partir de 2016, celui que ses proches surnomment également « Fanfan » est devenu l’un des soutiens les plus fidèles d’Emmanuel Macron. Lors de la campagne présidentielle de 2017, il lui a notamment accordé son parrainage, prenant ainsi ses distances avec le Parti socialiste. Menacé d’exclusion du parti, François Patriat a alors annoncé se mettre « en marge du PS » et « en marche pour Emmanuel Macron ».
Parmi les nombreux hommages rendus après sa disparition, le Président de la République, Emmanuel Macron, a loué « la Côte-d’Or et la Bourgogne » qui « perdent l’un de leurs plus fidèles serviteurs », ainsi que « la République, l’un de ses plus infatigables artisans ». « Pour ma part, je perds un ami cher », a-t-il ajouté.
De son côté, Jérôme Durain, président de la région Bourgogne-Franche-Comté, a retenu de celui qu’il appelait « Fanfan » « son sens de la proximité, son goût absolu pour le travail de terrain », faisant part de sa « profonde tristesse ». « Son attachement viscéral aux territoires et terroirs de Côte-d’Or et de Bourgogne, comme à celles et ceux qui y vivent, ont été un marqueur fort de sa vie politique », a-t-il souligné.
Au-delà du monde politique, le décès de François Patriat a également suscité des réactions dans le monde économique. Daniel Baal, président du Crédit Mutuel et du CIC, a notamment salué, « un grand dirigeant mutualiste, toujours au service de la société », rappelant qu’il avait présidé pendant de longues années la Caisse de Crédit Mutuel Auxois Sud, à Pouilly-en-Auxois. L’ancien ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, lui a également rendu hommage, écrivant : « Tu étais un grand politique, parce qu’un grand amoureux de la France. Tu étais un homme bien. Et moi, tout simplement, je t’aimais. »
Enfin, Benoît Santoire, président de la Chambre nationale des commissaires de justice, a fait part de sa « profonde tristesse », rappelant « l’honneur » qu’il avait eu de travailler avec François Patriat à l’élaboration de la loi qui « porte aujourd’hui son nom ». Adoptée en janvier dernier, la loi instaure une procédure simplifiée de recouvrement des créances commerciales incontestées, destinée à aider les entreprises confrontées aux impayés et aux tensions de trésorerie. Il a enfin adressé ses « pensées les plus sincères » à sa famille, ses proches et tous ceux qui lui étaient attachés.
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