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Le tribunal correctionnel de Meaux a jugé, en juillet, Euro Disney et la société de maintenance Veritas pour l’homicide involontaire d’un technicien survenu le 2 avril 2016 dans l’attraction « Phantom Manor » à Disneyland Paris.

Dix ans d’enquête, d’expertises techniques, de recherche des responsabilités. Vendredi 21 août, six semaines après le procès d’Euro Disney et de la SA Bureau Veritas, au tribunal de Meaux, pour « homicide involontaire par personne morale dans le cadre du travail », le parc d’attraction a été reconnu responsable de la mort d’un agent de maintenance et condamné à 225 000 euros d’amende, révèle notamment l’hebdomadaire La Marne.
L’entreprise de sous-traitance Veritas, chargée des contrôles réglementaires des installations électriques du parc, dont la victime était salariée, a quant à elle été relaxée.
L’accident avait eu lieu le 2 avril 2016, alors que l’électricien tentait de changer une ampoule d’un projecteur dans les combles de l’attraction « Phantom manor » (la Maison hantée) sans avoir vérifié la coupure de l’alimentation électrique, qui provenait d’un câble en mauvais état, ce qui avait entraîné une électrocution mortelle. Son corps avait été retrouvé par l’un de ses collègues.
Dans ses réquisitions, le procureur de la République de Meaux, Jean-Baptiste Bladier avait pointé du doigt les défaillances du géant américain en termes de mise en place de procédures de sécurité adéquates pour les interventions en hauteur et sur des installations électriques.
Il avait aussi rappelé le décès, en 2010, d’un autre employé du parc alors en service, et relevé d’autres infractions au Code du travail. Le ministère public avait requis une amende de 400 000 euros contre Euro Disney, la rendant seule responsable de la mort de ce père de famille de 45 ans. Le jour du procès, le procureur avait également présenté ses excuses aux deux filles de la victime, reconnaissant les « lenteurs » de l’enquête et ce procès trop tardif.
L’avocate de la société Disney avait relevé, dans sa dernière plaidoirie, que la victime avait « oublié de prendre les précautions nécessaires à son intervention et mal évalué les risques », selon des propos rapportés par Le Parisien.
Depuis, Euro Disney assure, dans des propos recueillis par La Marne, avoir investi dans les process de maintenance et avoir consacré 99 millions d’euros à « l’amélioration de la sécurité et des conditions de travail des salariés ».
Vendredi 21 août, le tribunal de Meaux a également accordé la somme de 53 000 euros chacune aux deux filles du défunt, ainsi que 13 000 euros pour compenser des charges auparavant réglées par leur père.
Le syndicat UNSA, également partie au procès, bénéficiera quant à lui d’une indemnité de 12 000 euros « pour atteinte aux intérêts collectifs de la profession ».
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