La magistrate Isabelle Pouey est décédée à l’âge de 62 ans

Le Conseil supérieur de la magistrature a annoncé ce vendredi 21 août le décès, à l’âge de 62 ans, de cette magistrate parquetière membre de la commission de nomination et d’avancement, titulaire de l’Ordre national du mérite.


vendredi 21 août à 15:552 min

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Photo par Conseil Supérieur de la Magistrature

C’est par un message publié sur son site que le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a fait part, vendredi 21 août 2026, de la mort d’Isabelle Pouey. La magistrate, qui allait avoir 63 ans en septembre, était également membre de la formation compétente à l’égard des magistrats du parquet – l’instance du CSM chargée de donner son avis sur les nominations et de statuer en matière disciplinaire pour les magistrats du ministère public – où elle a siégé de 2019 à 2023. Le CSM n’a pas précisé les circonstances de sa disparition.

Christophe Soulard, président de la formation compétente à l’égard des magistrats du siège, Rémy Heitz, président de celle compétente à l’égard des magistrats du parquet, ainsi que l’ensemble des membres du CSM, ont adressé leurs condoléances à sa famille et à ses proches.

Sur LinkedIn, Fabrice Vert, vice-président du tribunal judiciaire de Paris, a également salué la mémoire de sa « camarade de promotion », qu’il décrit comme « si lumineuse, généreuse et appréciée de tous ».

Une carrière au service du parquet

Entrée dans la magistrature en 1990, Isabelle Pouey a consacré l’essentiel de sa carrière aux fonctions du parquet. Elle a débuté comme substitute du procureur de la République près le tribunal de grande instance d’Évreux, avant d’être nommée à l’administration centrale du ministère de la Justice en 1992, puis au tribunal de grande instance de Paris en 1995.

Un an plus tard, elle a été détachée dans le corps des conseillers des affaires étrangères, où elle a exercé comme secrétaire des affaires étrangères au Quai d’Orsay.

Elle a ensuite rejoint le tribunal de grande instance d’Aix-en-Provence, en 2001, d’abord comme substitute du procureur de la République, puis comme vice-procureure à partir de 2003, avant d’être installée comme substitute général près la cour d’appel d’Aix-en-Provence, le 1er septembre 2008.

Membre de la commission d’avancement, l’instance chargée d’examiner les propositions de nomination et d’avancement des magistrats, de 2016 à 2019, elle a, selon le CSM, démontré « un très fort engagement au service de l’institution judiciaire et son ouverture d’esprit ». Enfin, elle a également été faite chevalier de l’Ordre national du Mérite.

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