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AVEC AFP. Le « routard du crime » avait été mis en examen pour le meurtre de Jean-Joseph Clément une première fois en 1992 avant qu’une ordonnance de non-lieu ne soit rendue dix ans plus tard. Des « charges nouvelles » ont néanmoins permis la réouverture d’une information judiciaire.

Nouveau procès pour le tueur en série Francis Heaulme ?
Déjà condamné pour 11 meurtres commis entre 1984 et 1992, l’homme âgé aujourd’hui de 67 ans pourrait bien être prochainement jugé pour celui de Jean-Joseph Clément, agriculteur retrouvé en août 1989 avec le crâne fracassé par une pierre. Un modus operandi qui fait écho au « routard du crime », lequel utilisait « fréquemment » des pierres ou des tournevis pour assassiner ses victimes, rappelle l’AFP.
Mardi 21 avril, le procureur de la République de Nanterre du pôle national des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE) a requis un procès devant la cour d’assises des Hauts-de-Seine pour ce meurtre, signale un communiqué du pôle « cold cases ».
Alors que Francis Heaulme avait été mis en examen pour ce crime en 1992, une ordonnance de non-lieu avait été rendue en 2002 par un juge d’instruction du tribunal de Reims.
Des « charges nouvelles » avaient toutefois conduit à la réouverture d’une information judiciaire en juillet 2023 auprès d’un juge d’instruction du tribunal de Reims, qui s’était dessaisi le 21 février 2024 au profit du PCSNE. A l’issue des investigations, le juge d’instruction a par la suite délivré un avis de fin d’information le 31 décembre dernier.
Pour la fille de la victime, il s’agit « d’une étape importante dans la bagarre [menée] pour savoir ce qui est arrivé à son père et faire juger Francis Heaulme », a réagi auprès de l’AFP Didier Seban, son avocat, vendredi 24 avril.
L’avocat espère par ailleurs que le suspect sera « en état d’être jugé ». Le tueur en série a en effet été hospitalisé début avril à Nancy, avait annoncé le parquet du pôle « cold cases », « sans donner davantage de précision sur son état de santé ».
Cet éventuel procès viendrait notamment s’ajouter à celui l’ayant condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre, à coups de pierres, de deux enfants à Montigny-lès-Metz (Moselle) en 1986.
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