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La majorité des réformes aura une incidence sur le portefeuille des Français, qui devront faire face à une hausse des prix aussi bien dans les transports en commun que sur la route. Côté santé, les mutuelles vont augmenter jusqu’à 4,7 % pour les contrats individuels.

Les changements commencent par la revalorisation du SMIC, qui n’avait pas été opérée en 2025 à la suite d’une revalorisation de 2 % en novembre 2024. À compter de ce jour, le SMIC est revalorisé de 1,18 % et atteint les 1 823 euros bruts par mois. Une hausse qui repose sur l’évolution de l’inflation et des salaires, et qui permet de préserver le pouvoir d’achat des ménages, pointe le gouvernement.
Autre hausse, celle du prix des timbres et des colis, qui augmente en moyenne de 7,4 % dès aujourd’hui. Le prix de la lettre verte passe par exemple de 1,39 euro à 1,52 euro. Le tarif des Colissimo croît quant à lui de 3,4 % en moyenne.
L’abondement mensuel du passe Navigo n’échappe pas à une nouvelle majoration, passant de 88,80 euros à 90,80 euros. Sur une année, ce poste de dépense représente 1 089,60 euros.
Sur la route, les conducteurs vont également connaître un changement des tarifs au niveau des péages, à partir du 1er février avec une hausse moyenne de 0,86 % des prix. À la pompe, il faudra compter entre 4 et 6 centimes supplémentaires par litre d’essence.
Une nouvelle organisation du marché de l’électricité en France avec la fin de la tarification avantageuse de la production nucléaire d’EDF pourrait entraîner là aussi une évolution des prix de l’énergie, jusqu’à 50 euros par facture selon les estimations de UFC-Que Choisir.
Toujours du côté du logement, le gouvernement a prévu une évolution du calcul du DPE. « À partir du 1er janvier 2026, l’électricité est moins pénalisée dans le calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE), aligné sur le standard européen. » De fait, un logement chauffé à l’électricité peut changer de catégorie à son avantage et sortir de la catégorie « passoire thermique ».
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Concernant les dons entre particuliers, le gouvernement rappelle qu’ils ont toujours fait l’objet d’une obligation de déclaration, qui s’effectue désormais uniquement en ligne. Il souligne également qu’un cadeau n’est pas un don, un chèque de 200 euros n’a pas besoin d’être déclaré. En revanche, un don de 10 000 euros doit l’être.
Coté santé, la Sécurité sociale voit son plafond s’étendre, passant de 47 100 euros à 48 060 euros, soit une augmentation de 2 % au regard de l’année passée.
La durée des arrêts maladie quant à elle est revue à la baisse, avec un maximum d’un mois d’arrêt pour une première prescription, et une durée maximale de deux mois pour chaque renouvellement.
Les cotisations des mutuelles augmenteront de 4,3 % pour les contrats individuels, et de 4,7 % pour les contrats d’entreprise.
En parallèle, les députés ont voté une surtaxe des mutuelles santé pour 2026 de 1,1 milliard d’euros pour renflouer la Sécurité sociale.
Le ministère de la Santé a par ailleurs annoncé mi-décembre le remboursement par l’Assurance maladie des actes de biologie médicale pour la détection des substances impliquées dans la soumission chimique, dès ce 1er janvier.
Cette expérimentation, qui court pour trois ans et concerne seulement l’Île-de-France, les Hauts-de-France et les Pays-de-la-Loire « répond à la volonté d’offrir un accès simplifié et rapide aux analyses, même en l’absence de plainte préalable, et d’améliorer la prise en charge des potentielles victimes de soumission chimique », détaille le ministère.
Les tests réalisés dans le cadre d’enquêtes seront pris en charge au titre des frais de justice.
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