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Selon un baromètre, les retards de paiement concernent davantage les locataires de deux pièces ou de studios. Près de la moitié des locataires parisiens du parc privé consacrent par ailleurs trois quarts de leurs revenus au loyer.

« Le locataire francilien est sous pression maximale ». Le 16 juillet, la plateforme de gestion locative Monsieur Hugo a rendu public son nouveau baromètre mensuel établissant un focus sur les retards de paiement de loyers au mois de mai en France.
Cette étude a été réalisée sur un échantillon de 1 209 prélèvements réalisés par la plateforme en France. Premier constat : l’Île-de-France concentre à elle seule 42 % des retards de paiement. Un record « inédit » et « absolu, toutes régions confondues en six mois de baromètre » commente le fondateur de la plateforme.
En effet, sur les 31 incidents de paiements détectés sur l’échantillon, 13 sont recensés en Île-de-France, et 3 dans les Hauts-de-France. En avril, le taux d’impayés dans les départements franciliens s’élevait à « seulement » 12 %.
Comme le souligne le baromètre, « ce retournement n’est pas un hasard statistique ». L’étude de l’INSEE/OLAP publiée le 18 mai 2026 révèle que la moitié des locataires du parc privé parisien consacrent plus de 34 % de leurs revenus au loyer. « Un taux d’effort qui dépasse le seuil critique recommandé. »
Le loyer moyen des retards franchit quant à lui et pour la première fois la barre des 800 euros pour atteindre 807 euros, (contre 722 euros en janvier 2026). Un niveau jusqu’ici « jamais atteint » souligne le baromètre, qui ajoute : « l’entrée des Hauts-de-France dans le top 3 [des zones où des incidents de loyers sont constatés] confirme l’élargissement de la zone de tension au-delà de la seule Île-de-France, vers le nord du pays ».
Le dépassement du seuil des 800 euros « signifie que le locataire type en retard de paiement n’est plus un ménage modeste en région, mais un locataire francilien dont le loyer se situe au niveau de la moyenne nationale » analyse le baromètre.
En effet, selon les données de mai, les locataires de studios et les deux pièces, qui représentent près de deux logements sur trois dans la capitale, sont davantage en situation d’impayés ou de retard de paiement (18 % en avril contre 32 % en mai). Les locataires de ces logements (jeunes actifs, salariés en mobilité, travailleurs précaires) « subissent de plein fouet la hausse des loyers ».
Sur un an, les loyers parisiens ont progressé de 5,2 %. A l’échelle de l’Île-de-France, la hausse d’établit à 3,2 %, alors que l’offre locative a reculé de près de 7 % sur une année. Dans le même temps, les impayés de loyers de plus d’un mois touchent environ 3,5 % des baux en Île-de-France et plus de 4 % dans certaines villes de province.
Le baromètre insiste par ailleurs sur un nouveau record : en 2025, 30 500 ménagés ont été expulsés (+27 % sur un an) et 175 000 commandements de payer ont été délivrés par les commissaires de justice. Lors d’une conférence de presse en mars dernier, le président de la CNCJ Benoit Santoire avait déjà fait état d’une « vraie crise structurelle du logement » dans l’Hexagone.
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