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Une enquête a été confiée à l’IGPN, l’autre au commissariat de Cergy. L’altercation est survenue dans le cadre du blocus d’un lycée, le 28 septembre.

Un lycéen a été gravement touché à la bouche par le projectile d’une arme de la police, ce lundi 28 septembre, à Saint-Ouen l’Aumône (Val-d’Oise), alors qu’un blocus était organisé devant les grilles du lycée Château d’Epluches. Des conflits venaient d’éclater entre plusieurs lycéens et les forces de l’ordre déployées dans le cadre de la manifestation.
Sur une vidéo devenue virale, on voit le jeune homme s’approcher de trois policiers : une policière fait alors usage de sa matraque pour l’éloigner. En réponse, l’adolescent lui adresse un coup de pied. Un second policier lui tire alors un projectile au visage avec un lanceur « Cougar ».
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Le jeune homme a été par la suite transporté au centre hospitalier de Pontoise, le visage ensanglanté et des dents cassées.
Le parquet de Pontoise a décidé d’ouvrir deux enquêtes de flagrance, comme rapporte Le Parisien.
La première enquête ouverte par le parquet a été confiée à l’IGPN. La police des polices sera chargée de faire la lumière sur les circonstances exactes et la proportionnalité du tir effectué par le policier sur le lycéen.
En attendant l’arrivée de ses enquêteurs, la cellule déontologie de la police du Val-d’Oise a été chargée de procéder aux dépistages d’alcoolémie et de stupéfiants, à la saisie de l’arme et à la récupération des vidéos, liste Le Parisien.
La seconde enquête, confiée au commissariat de Cergy, et qui vise quant à elle l’élève, porte sur les faits de violences présumés commises à l’encontre de la fonctionnaire de police.
Depuis le 25 septembre un mouvement lycéen touche plusieurs établissements franciliens et a désormais pris une dimension nationale.
Les élèves dénoncent notamment un manque de moyens qui causent des « inégalités », ont témoigné certains d’entre eux, notamment au micro de France Info. Ils pointent des classes en sureffectif, des salles de cours non climatisées, entrainant des malaises dans les étages.
Ce lundi, des débordements se sont produits devant plusieurs lycées, notamment à Grenoble et à Marseille. À Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), plusieurs personnes ont été interpellées et des policiers blessés
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