Article précédent

AVEC AFP. Les élections municipales sont annulées à Etampes (Essonne), où l’élection très serrée du maire divers droite était contestée par la liste emmenée par un candidat Insoumis, a annoncé lundi le tribunal administratif de Versailles.

Cette décision a été motivée par le faible écart de voix entre les deux listes ainsi que par des messages publiés sur les réseaux sociaux par le maire sortant, « de nature à altérer la sincérité du scrutin », a détaillé la juridiction dans un communiqué.
Saisi par Mathieu Hillaire, candidat LFI à la tête d’une liste d’union de la gauche, le tribunal a estimé « que 29 suffrages doivent être regardés comme irréguliers (…), ce qui ramène l’écart séparant les deux listes à 6 voix ».
Les magistrats relèvent ensuite que l’ancien maire Franck Marlin (LR), dont la liste avait fini en troisième position au premier tour et qui s’était désisté au profit de son ex-adjoint aux finances arrivé en tête, Gilles Bayart (divers), avait communiqué sur les réseaux sociaux en « appelant à s’opposer à un parti politique qui soutenait la liste arrivée en deuxième position ».
L’ex-édile de cette ville d’un peu plus de 25 000 habitants avait appelé le 20 mars à voter et faire voter « contre l’extrême gauche » qui aurait fait courir un « péril existentiel » à la petite ville essonnienne qu’il dirige depuis 1995.
« Ces publications ont eu un certain écho » dont au sein d’un journal local à la veille du second tour, « alors que le code électoral interdit la publication d’un article de cette nature à ce stade de la campagne », relève le tribunal administratif.
« C’est un résultat logique, au vu de ce qu’il s’est passé pendant les élections municipales », a réagi auprès de l’AFP Mathieu Hillaire. « Nous appelons de façon républicaine M. Bayart à ne pas faire appel de la décision et à laisser les Etampois choisir de manière démocratique et libre à travers un nouveau scrutin », a-t-il conclu.
Sollicité par l’AFP, Gilles Bayart n’était pas immédiatement joignable.
La campagne dans cette ville située à une quarantaine de kilomètres au sud de Paris avait été âpre et rythmée, selon la presse locale, par de fortes tensions, notamment liées aux accointances dénoncées par M. Hillaire de colistiers de M. Bayart avec l’extrême droite.
LIRE AUSSI
THÉMATIQUES ASSOCIÉES
Infos locales, analyses et enquêtes : restez informé(e) sans limite.
Recevez gratuitement un concentré d’actualité chaque semaine.
0 Commentaire
Laisser un commentaire
Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *