Le ministère de la Justice recrute 1 000 surveillants pénitentiaires sur concours

Le ministère de la Justice a annoncé l’ouverture des concours national et spécial Île-de-France (CNAL) pour recruter de nouveaux surveillants pénitentiaires. Les inscriptions sont ouvertes du 24 août au 16 octobre 2026.


mercredi 26 août à 09:313 min

Écouter l'article

Photo par HJBC / iStock

Lundi 24 août, le ministère de la Justice a annoncé l’ouverture d’une nouvelle session de concours pour recruter de nouveaux surveillants pénitentiaires. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 16 octobre : 1 000 postes sont à pourvoir.

Les épreuves d’admissibilité, comprenant des épreuves sportives et une épreuve écrite, se dérouleront du 30 novembre 2026 au 7 janvier 2027. Les résultats seront communiqués à partir du 12 février 2027.

Les candidats admissibles passeront ensuite les épreuves d’admission, comprenant un entretien oral et des tests psychotechniques, du 22 mars au 16 avril 2027, pour des résultats attendus à partir du 21 mai 2027.

Plusieurs concours pour intégrer la profession

Plusieurs concours permettent d’intégrer le corps des surveillants pénitentiaires, chaque candidat ne pouvant s’inscrire qu’à un seul d’entre eux.

Pour se présenter au concours externe, les candidats doivent être de nationalité française, âgés de 17 à 45 ans au 1er janvier 2026, titulaires du baccalauréat, général ou technologique, et en possession de leurs droits civiques ainsi que d’un casier judiciaire vierge. Le concours externe est quant à lui ouvert aux agents publics justifiant de quatre ans d’ancienneté et âgés de 45 ans au plus.

Ces deux voies pour accéder à la profession sont par ailleurs chacune déclinées sous la forme nationale et sous la forme locale. Le concours national spécial Île-de-France (CNAL) prévoit ainsi une affectation dans la région dès la sortie de formation, avec un engagement de six ans. Ce, en contrepartie d’une prime de fidélisation de 8 000 euros, versée en trois fois, dont 4 000 euros dès le premier mois d’affectation. Sont notamment concernés les établissements de Bois-d’Arcy, Fleury-Mérogis, Fresnes, Meaux-Chauconin, Nanterre, Osny-Pontoise, Paris-La Santé, Réau, Versailles, Villepinte et Poissy, ainsi que le centre pénitentiaire de Liancourt.

Le concours national permet quant à lui, après la formation, de choisir son affectation parmi les 186 établissements pénitentiaires du territoire, en fonction du rang de classement et des postes disponibles.

Pour que les candidats s’entraînent au mieux, les sujets, rapports de jury et meilleurs copies des années précédentes sont librement accessibles sur la page dédiée au concours, dans la section « préparez-vous ».

Huit mois de formation avant la prise de poste

La formation, d’une durée de huit mois, qui se déroule à l’École nationale d’administration pénitentiaire (ENAP), à Agen, est rémunérée 1 441 euros nets par mois, hors primes. Les élèves bénéficient d’un hébergement gratuit pendant toute leur scolarité.

A l’issue de leur formation, les surveillants pénitentiaires percevront 2 040 euros nets mensuels, hors primes et heures supplémentaires. Cette rémunération progressera ensuite au cours de la carrière pour atteindre 3 100 euros nets au grade le plus élevé, indique le ministère de la Justice.

Ce dernier souligne qu’il « poursuit ses efforts de recrutement », alors que le garde des Sceaux Gérald Darmanin a annoncé un budget prévisionnel de 11 milliards d’euros pour 2027, ainsi que le recrutement de 470 surveillants pénitentiaires supplémentaires dès septembre. Avec plus de 30 000 personnels de surveillance, l’administration pénitentiaire constitue aujourd’hui la troisième force de sécurité en France, précise le ministère.

Partager l'article


0 Commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Abonnez-vous à la Newsletter !

Recevez gratuitement un concentré d’actualité chaque semaine.