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Les hôpitaux de la Confluence constatent environ 1 million d’euros de créances non recouvrées chaque année : ils entendent désormais renforcer la sécurisation de la facturation, le suivi des sommes encaissées, et celles encore à percevoir.

Sécuriser et accélérer le recouvrement des recettes hospitalières : c’est l’objectif de la convention signée en mars dernier par les Hôpitaux Confluence (regroupant le CHI de Créteil et le Villeneuve-Saint-Georges dans le Val-de-Marne), et la trésorerie hospitalière départementale.
Loin de pallier une difficulté particulière, cette signature « vise à améliorer la gestion des créances hospitalières et à optimiser leur recouvrement », explique au JSS le Centre hospitalier intercommunal (CHI) de Villeneuve-Saint-Georges.
Chaque année, environ un million d’euros de créances ne seraient pas recouvrées par les deux établissements, poursuit le CHI. Selon ce dernier, ce non-recouvrement tient à des dettes anciennes, plus difficiles à récupérer avec le temps. « Si ces risques sont anticipés budgétairement par des provisions, ils représentent néanmoins un manque réel de trésorerie ».
Pour réduire le montant des créances non recouvrées, courantes comme anciennes, la convention prévoit une sécurisation renforcée de la facturation, grâce à une identification plus fiable des patients (état civil, adresse, droits ouverts à l’Assurance maladie et à la complémentaire santé), et ce afin d’« éviter les rejets de facturation et garantir le paiement des soins réalisés ».
Elle prévoit également un traitement plus rapide des rejets de facturation auprès de l’Assurance maladie, ainsi qu’un suivi renforcé des créances auprès des mutuelles et organismes complémentaires.
Le centre hospitalier se veut toutefois rassurant : la convention n’entraîne pas de changement de traitement particulier pour les patients en situation d’impayés, qui ne « constituent d’ailleurs pas la principale source d’impayés, mais davantage les créances liées à l’Assurance maladie ».
Le CHI ajoute : « [La convention] permettra notamment une meilleure visibilité sur les sommes encaissées, celles restant à percevoir, ainsi qu’une révision des seuils de poursuite. »
Avec les différentes actions mises en place, le gain potentiel en trésorerie pour les deux hôpitaux est estimé, selon les signataires, à environ 200 000 euros par an.
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