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Le médecin de 61 ans avait été retrouvé en 2010 sur le parking de la clinique où il exerçait, avant de décéder à l’hôpital. Faute de suspect, l’affaire avait été classée puis rouverte en 2022 avec la mise en examen d’un homme qui comparaît aujourd’hui devant la cour criminelle du Val-d’Oise.

Seize ans après la mort de Louis Glandières à Cormeilles-en-Parisis, le procès de son agresseur s’est ouvert à la cour criminelle du Val-d’Oise.
Depuis le 29 juin, un homme de 46 ans comparaît devant la justice pour l’assassinat involontaire du gynécologue-obstétricien, retrouvé grièvement blessé le 1er juillet 2010 sur le parking de la clinique où il travaillait.
Le soixantenaire, qui présentait une grave plaie à la tête et un traumatisme facial, avait succombé à ses blessures le lendemain à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre.
L’enquête des policiers n’a pas suffi à l’arrestation d’un suspect, malgré le témoignage troublant d’une patiente. L’affaire a été classée sans suite en 2014…
…Jusqu’en 2022, où une juge d’instruction a rouvert l’affaire et mis en examen un homme alors âgé de 43 ans, pour violences ayant entraîné la mort du gynécologue sans intention de la donner. Devant la juge, il avait d’abord nié les faits avant de reconnaître un accident.
Ce placement faisait suite à une dénonciation, celle de l’ex-conjointe du mis en cause. Patiente de Louis Glandières, la femme enceinte aurait alors expliqué à son conjoint avoir été surprise du non-port de gants du médecin au cours de la consultation, tout en précisant que l’examen s’était passé normalement.
A la barre néanmoins, son récit apparaît « plus flou » d’après Le Parisien qui a suivi l’audience. « Les parties civiles s’interrogent sur la véracité de cet examen présenté comme le déclencheur du drame », précise le média.
Bien que le mis en cause plaide l’accident, lors de l’audience, le profil violent est raconté. La fille de son ex-compagne rapporte des coups de pieds reçus alors qu’elle n’avait que onze ans de la part de l’accusé, déjà condamné pour violences conjugales.
L’avocate des parties civiles insiste sur cet aspect : « C’est un contexte compliqué, mais les faits sont malheureusement très simples et reconnus. Il porte un coup d’une violence inouïe, et il part en courant comme un lâche. »
Le procès se poursuit.
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