Décès d’un homme pendant les manifestations : la famille pointe l’usage de gaz lacrymogène

Avec AFP. Une procédure judiciaire a été ouverte à la suite de l’autopsie ayant conclu à une défaillance respiratoire, ce, afin de pousser les investigations et réaliser des analyses complémentaires pour chercher les causes de la mort de l’homme de 59 ans.


mardi 27 octobre à 21:222 min

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Pour l’avocat de la famille, l’ouverture d’une information judiciaire « démontre qu’il est envisageable que Christophe ait pu succomber à la suite de l’usage de gaz lacrymogène ». Photo Wikimedia Commons

En marge de la manifestation du 17 octobre à Paris, Christophe, 59 ans, a perdu la vie. Sollicité par l’AFP, le parquet a indiqué que l’autopsie réalisée vendredi 23 octobre a conclu à une « défaillance cardio respiratoire aiguë sur un terrain de cardiopathie et à l’absence de lésion de prise, de défense ou de maintien ».

La famille, qui s’est dit « choquée » d’apprendre par voie de presse les résultats de cette autopsie, impute le décès à l’usage par les forces de police de gaz lacrymogène.

Le parquet a précisé qu’une information judiciaire a ouverte ce 27 octobre « en recherche des causes de la mort », « des analyses complémentaires à l’autopsie ayant été sollicitées par le médecin légiste ». Elle fait suite à une enquête préliminaire en recherche des causes de la mort déjà ouverte par le parquet de Paris.

Une plainte déposée

« Ces conclusions, alliées à l’ouverture d’une information judiciaire, démontrent qu’il est envisageable que Christophe ait pu succomber à la suite de l’usage de gaz lacrymogène », souligne l’avocat de la famille Youri Krassoulia.

Ce dernier avait demandé à ce que les résultats de l’autopsie soient transmis à la famille « au plus vite », en expliquant que Christophe était un intermittent du spectacle « sans problème cardiaque ».

Une plainte a notamment été déposée par l’avocat contre les forces de l’ordre au nom de la conjointe de l’homme décédé pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Une décision justifiée par « l’impossibilité d’obtenir les conclusions de l’autopsie, effectuée vendredi ».

Dans la plainte, l’avocat de la famille y explique que Christophe a été exposé à « des gaz lacrymogènes de manière massive ». Peu après, « il exprimait des douleurs, un mal-être » puis « perdait connaissance à 18h05 » avant d’être déclaré mort à 18H56.

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Journaliste droit, justice et entreprise, avec une appétence pour les cold cases et le droit des animaux

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