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Agrégé de physique, ce professeur en classe préparatoire aura persévéré pendant 20 ans avant de devenir, mardi, le 79e lauréat du Prix. Son livre « Seine de crime » sera édité à 50 000 exemplaires.

Jamais deux… sans treize ! 20 ans après la rédaction de son premier polar Delitmotion.com, présenté en 2006 au Prix du Quai des Orfèvres sans être retenu, pas plus que les onze romans qui ont suivi, Nils Barrellon, professeur agrégé de physique en classe préparatoire, tient enfin sa revanche.
Mardi 3 novembre, au 36 rue du Bastion, nouveau siège de la direction régionale de la police judiciaire depuis 2017, ce passionné d’écriture est devenu le 79e lauréat du Prix, qui récompense chaque année un roman policier pour son réalisme et sa fidélité à la réalité des enquêtes judiciaires, grâce à son livre Seine de crime.
Si le choix n’a pas été aisé parmi les cinq romans en lice – la nouvelle directrice de la police judiciaire, Virginie Lahaye, a évoqué des « débats passionnés » entre ses membres pour les départager – c’est finalement sa plume « au style vif » et sa capacité à « ménager un peu de poésie face à la complexité du monde criminel » qui ont valu à Nils Barrellon sa consécration au bout du treizième essai, a détaillé le préfet de police Patrice Faure.
« De là à y voir un signe, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas, n’étant pas superstitieux », a de son côté plaisanté le nouveau lauréat.
A travers son récit à la narration « subtile et rythmée », l’auteur entraîne le lecteur dans une histoire qui commence dans la noirceur de la Seine. Le corps d’un homme est découvert près du pont de Bercy, à Paris.
Par l’entremise de la commissaire Karine Bacon et du major Svein Thunberg, qu’elle connait déjà, la brigade criminelle et la brigade fluviale sont conduites à croiser leur investigation pour résoudre ce qui semble être un homicide.
« Tout le monde ne raconte pas avec clarté et finesse la chaîne pénale, la conduite de l’investigation et l’articulation des métiers de la police et de la justice », a encore souligné le préfet de police. Défi réussi, donc, pour Nils Barrellon.
L’ouvrage édité par la maison d’édition Fayard, partenaire du Prix depuis 1966, sera tiré à 50 000 exemplaires au minimum.
L’auteur n’a d’ailleurs pas manqué de remercier la maison d’édition en conclusion de son discours : « J’espère que cette collaboration sera pérenne et pleine de best-sellers, vous l’avez vu, j’en ai plein en réserve ! »
| 81 ans d’un Prix qui fait dialoguer plusieurs univers En 1946, Jacques Catineau, personnalité du monde de la communication et ami de la police et de la magistrature, « a eu l’idée de créer un prix littéraire portant le nom du siège de la police judiciaire parisienne, et de réunir, au sein du jury, celles et ceux qui font vivre le monde judiciaire et qui ont à cœur de la raconter », a rappelé, mardi 3 novembre, la directrice de la PJ. Une récompense qui fait « dialoguer depuis ses origines les univers de la police, de la justice et de la création littéraire, et donne à voir le métier de policier tout en nourrissant l’imaginaire de la création littéraire », a complété la petite-fille du fondateur, Agnès Catineau. La singularité du Prix tient notamment à son mode de sélection : les membres du jury départagent des manuscrits anonymisés. Parmi les critères de sélection : la connaissance du métier d’enquêteur, de la chaîne pénale et la maîtrise de leur langage, le tout intriqué dans une narration et des personnages « crédibles ». L’année dernière, c’est l’ancien chef de la BRI de Paris, Christophe Molmy, également présent le 3 novembre, qui avait reçu le prix du Quai des Orfèvres, pour son livre Brûlez tout. |
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Journaliste droit, justice et entreprise, avec une appétence pour les cold cases et le droit des animaux
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