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Alors que ce 2 juin, la Chancellerie organisait une audience fictive pour présenter la CRPC aux médias, les avocats de tout l’Hexagone ont poursuivi leur mobilisation contre le projet de loi polémique, en organisant des rassemblements, comme en Essonne, où le barreau s’est une nouvelle fois exprimé.

« Pas par corporatisme. Parce que ce texte pose des questions de fond sur ce qu’on veut faire de la justice criminelle dans ce pays.«
En réponse à la simulation d’audience mettant en scène la future CRPC criminelle – dernière tentative pour convaincre – organisée au ministère de la Justice ce mardi 2 juin, la grande majorité des barreaux de France avaient prévu de se rassembler et de communiquer, une nouvelle fois, sur leur opposition au projet de loi justice criminelle portée par le garde des Sceaux.
C’est ainsi que ce matin-là, les avocats du barreau de l’Essonne se retrouvent de nouveau devant le palais de justice d’Evry-Courcouronnes. « C’est vrai que cette audience fictive renforce notre communication, explique sur place Cassandre Huchet, bâtonnière du 91. Mais nous sommes restés mobilisés tout ce temps. »
En Essonne et ailleurs, les avocats répondent donc encore présents lors des mobilisations contre la loi SURE. « Le retrait des crimes sexuels, ça ne va pas réduire les délais, poursuit l’avocate. Toutes les autres dispositions du texte restent critiquées par les avocats. Pourquoi maintenir la réforme ? »
Malgré les révisions apportées par la Chancellerie, et la volonté affichée de dialogue de Gérald Darmanin (la présidente du Conseil national des barreaux, le président de la Conférence des bâtonniers, et le bâtonnier de Paris ont rencontré le garde des Sceaux ce vendredi 29 mai pour échanger autour du projet de loi), la profession reste encore fermement opposée au plaider-coupable criminel.
« Si ce point-là a déjà reculé (…) sous la pression des barreaux et des associations de victimes (…), nous ne sommes pas dupes des effets d’annonce », renchérit Cassandre Huchet. L’audience fictive pour convaincre ? « Un coup de communication », de l’avis du barreau de l’Essonne.
« Il faut des magistrats, des greffiers, des salles d’audience – pas une procédure filmée pour le 20 heures », dénonce ainsi la bâtonnière.
Ce même jour, les représentants des instances nationales doivent être reçus par la commission des Lois de l’Assemblée nationale, à 14h. Le bras de fer se poursuit – au moins jusqu’au 29 juin, date à laquelle le projet de loi sera examiné à l’Assemblée nationale.
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