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Lancé en février 2025, ce plan de lutte devait adapter l’action des forces de l’ordre aux spécificités des territoires. Un an plus tard, la préfecture a dressé un premier bilan de ce plan.

« Des résultats encourageants. » C’est par ces mots que la préfecture des Yvelines a résumé les effets du plan d’action départemental de restauration de la sécurité du quotidien (PADRSQ), dans un bilan publié vendredi 6 février. Ce plan, lancé au niveau national le 21 février 2025, vise à adapter l’action des forces de l’ordre aux spécificités des territoires pour leur permettre de mieux lutter contre la délinquance.
Le document note une baisse « marquée » des atteintes aux biens, par la saisie de presque 30 millions d’euros d’avoirs criminels, « permettant de priver durablement les réseaux de moyens matériels ».
Mais c’est surtout sur les résultats en matière de lutte contre les trafics de stupéfiants – désignée comme la « priorité numéro un » dans le département – que le préfet des Yvelines Frédéric Rose a souhaité insister. En janvier 2025, la préfecture avait d’ailleurs dévoilé un plan de lutte contre le trafic de stupéfiants dans le département.
L’année dernière a connu une intensification des opérations, des interpellations et des démantèlements de réseaux. L’administration rappelle l’opération de démantèlement d’un réseau d’importation de stupéfiants, à l’automne, qui avait abouti à l’interpellation de 12 personnes.
Sur l’année, cette politique a permis : une hausse de 9 % des personnes mises en cause pour trafic, 366 trafics démantelés, 7 214 mis en cause pour consommation de stupéfiants, et 4,4 tonnes de cannabis et 1,5 tonne de cocaïne saisies hors douane. Avec la mise en œuvre des dispositions de la loi narcotrafic de juin 2025, 26 interdictions de paraître ont été prononcées, et un établissement soupçonné de favoriser les trafics ou les troubles à l’ordre public a été fermé pour trois mois.
Autre point marquant de ce bilan, la lutte contre les vols liés à l’automobile s’est accélérée en 2025, notamment avec le démantèlement d’une filière de vols de véhicules opérant dans le département. 14 personnes ont été interpellés pour le vol de 42 voitures. Une opération qui a probablement influé sur le bilan total des forces de l’ordre, qui a comptabilisé une baisse de 17 % des vols de véhicules. Les vols dans les voitures et d’accessoires sur les voitures ont respectivement baissé de 25 et 20 %.
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La lutte contre les violences dans les transports en commun faisait elle aussi partie du plan d’action départemental de restauration de la sécurité du quotidien. Les résultats sont de ce côté plus mitigés : si les vols sans et avec violence ont globalement diminué, au même titre que les violences physiques, les violences sexuelles dans les trains, métros ou bus ont augmenté de 8 % sur un an. « Cette hausse, bien que contenue en volume, constitue un point de vigilance prioritaire et appelle au maintien d’une attention renforcée afin de garantir un niveau élevé de protection des usagers, en particulier des plus vulnérables », précise le bilan.
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