Article précédent

AVEC AFP. Alors que le géant du jeux vidéo a annoncé supprimer jusqu’à 200 postes à son siège de Saint-Mandé dans le Val-de-Marne, les syndicats regrettent que l’entreprise choisisse de pousser les salariés vers la sortie « plutôt que d’assumer financièrement des licenciements ».

Un appel à la grève d’ampleur. Le 27 février dernier, les syndicats français d’Ubisoft, entreprise quarantenaire de développement, d’édition et de distribution de jeux vidéo, ont en effet appelé à une grève « massive et internationale » de tous les salariés du géant français du 10 au 12 février.
Cet appel fait suite à la décision de l’entreprise de supprimer « jusqu’à 200 postes » à son siège val-de-marnais à Saint-Mandé, dans le cadre d’une réorganisation interne, soit 5 % des effectifs en France.
Ce remaniement « injuste », selon les syndicats, s’accompagne d’un nouveau plan de rééducation des coûts d’au moins 200 millions d’euros sur deux ans, d’après les informations de l’AFP, lesquels s’ajoutent aux 300 millions déjà économisé depuis 2023.
Ces dernières années, le studio qui compte aujourd’hui près de 17 000 salariés s’est séparé de plus de 3 000 employés pour réduire ses coûts.
« Plutôt que d’assumer financièrement des licenciements, on préfère nous pousser vers la sortie en rendant nos conditions de travail insupportables », dénoncent les syndicats qui estiment que ces plans d’économies sont faits « uniquement sur le dos des salari.é.s ».
Ils déplorent en outre le projet de la direction de revenir à cinq jours de présentiel obligatoire par semaine, accompagné d’un quota de télétravail, justifié par une volonté de la direction « d’améliorer la collaboration au bureau ».
À lire aussi : Game over pour les jeux vidéo ? A l’Assemblée nationale, trois représentants du secteur misent sur la résilience
En février 2025, une cinquantaine de salariés de la branche bordelaise s’étaient déjà mis en grève face à la restriction du télétravail incomprise alors que les burnout s’enchainent, les cadences de travail « infernales » et les heures supplémentaires non payées.
Des grèves qui ont eu un impact sur l’avancée des équipes sur les différents jeux attendus. Le 21 janvier, le studio a notamment annoncé l’annulation du développement de six de ses jeux, dont le très attendu remake de « Prince of Persia : Les sables du temps ». Sept jeux ont également été repoussés.
Ubisoft prévoit en conséquence une perte opérationnelle d’un milliard d’euros pour l’exercice en cours qui se clôt fin mars.
L’action d’Ubisoft qui tournait autour des 85 euros ne vaut plus qu’environ 4,5 euros, soit une chute de près de 95 %* en cinq ans.
LIRE AUSSI
THÉMATIQUES ASSOCIÉES
Infos locales, analyses et enquêtes : restez informé(e) sans limite.
Recevez gratuitement un concentré d’actualité chaque semaine.
0 Commentaire
Laisser un commentaire
Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *