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Dans un message publié sur LinkedIn, le député de la 2e circonscription de la Seine-Saint-Denis a annoncé avoir alerté le préfet Julien Charles sur les nuisances dénoncées par les riverains du quartier de la gare, entre ventes à la sauvette, attroupements et présence d’un débit de boissons illégal.

« Les habitants attendent des actes concrets, car il y a urgence. » C’est par ces mots que Stéphane Peu, député communiste de la 2e circonscription de la Seine-Saint-Denis, a interpellé les autorités sur la situation du quartier de la gare de Saint-Denis, dans un message publié mardi 13 octobre sur ses réseaux sociaux.
Ces difficultés avaient déjà fait l’objet d’une alerte : le 24 septembre, Stéphane Peu avait adressé un courrier au préfet de la Seine-Saint-Denis, Julien Charles, afin de lui faire part des nuisances signalées par les riverains, dont l’« exaspération » grandit face à ce qu’ils perçoivent comme un manque d’efficacité de l’action policière.
Dans sa lettre, le député fait notamment état de « nombreux attroupements sur la voie publique, accompagnés de ventes et de consommations d’alcool, de stupéfiants et de médicaments, ainsi que la présence d’un marché à la sauvette portant sur des produits alimentaires, des vêtements, du matériel divers, etc. ».
Selon cet ancien adjoint au maire de Saint-Denis,l’occupation de l’espace public « s’accompagne quotidiennement d’incivilités, de bagarres, de dégradations, de dépôts sauvages et de difficultés importantes de circulation ».
Pour Stéphane Peu, « cette situation nourrit légitimement chez les riverains et les usagers un sentiment d’abandon et d’insécurité qui ne peut être ignoré ». D’autant que le député indique avoir reçu une délégation du « collectif de riverains de la rue Catulienne, du boulevard Jules Guesde et de l’Église-Neuve », créé au début de l’année 2026. Ce collectif avait adressé un courrier au préfet le 15 septembre, sans avoir reçu de réponse à ce jour, déplore l’élu.
Les habitants lui auraient également fait part de démarches entreprises dès février 2026 pour alerter les autorités. Mais « leurs appels téléphoniques au commissariat, ainsi que plusieurs dépôts de main courante et plaintes, n’ont hélas pas permis d’apporter, à ce jour, de réponse concrète à leurs préoccupations ».
Le député affirme lui-même ne pas avoir reçu de réponse à son courrier du 24 septembre. S’il se dit « pleinement conscient que la résolution de ces difficultés relève de plusieurs acteurs […] les services de l’État, la Ville de Saint-Denis, la Région et l’ensemble des partenaires concernés », il demande au préfet de lui préciser « la stratégie arrêtée pour ce secteur » et réclame plusieurs mesures dans les meilleurs délais.
Parmi ses demandes figurent un renforcement « significatif, durable et visible » de la présence des forces de l’ordre autour de la gare, ainsi que des mesures destinées à faire cesser les troubles récurrents dans le quartier. Il réclame notamment la fermeture d’un débit d’alcool clandestin situé à l’entrée du 25, rue Auguste-Delaune, la fin des activités des commerces identifiés comme contribuant aux nuisances, et la mise en place d’un suivi régulier pour évaluer l’efficacité des actions engagées et les adapter si nécessaire.
Au-delà de ces mesures, Stéphane Peu estime qu’« il apparaît nécessaire de mettre en place une action durable, coordonnée et suffisamment visible pour restaurer la tranquillité dans ce quartier et répondre à l’aspiration légitime des habitants et des usagers », s’appuyant notamment sur une pétition ayant recueilli plus de 480 signatures en quelques jours. Et de demander la saisine du comité opérationnel départemental anti-fraude (CODAF) pour examiner les pratiques de certains commerces. Le député salue par ailleurs l’arrêté municipal interdisant la vente d’alcool à emporter dans le secteur.
La situation fait toutefois déjà l’objet de mesures de la part des autorités. Début septembre, le préfet de la Seine-Saint-Denis accompagnait Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, lors de la présentation du plan « Gares nettes », destiné à lutter contre la vente de cigarettes à la sauvette.
100 agents de la brigade régionale des transports (BRT), créée deux ans plus tôt, doivent intervenir dans les 17 gares franciliennes identifiées comme problématiques par la Région, dont celles de Saint-Denis et de Bobigny. L’objectif affiché : renforcer la sécurité et assurer une présence durable sur le terrain.
Dans Le Parisien, Julien Charles a également assuré que la lutte contre la vente à la sauvette figurait parmi les priorités des services de police du département. Entre janvier et juillet 2026, la police nationale a ainsi saisi 31 000 paquets de cigarettes et 8 500 comprimés de médicaments. Des chiffres qui ne prennent pas en compte les saisies réalisées par les douanes et les polices municipales.
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