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Rassemblées dans la mairie pour faire intervenir le maire sur le dossier à l’encontre du bailleur social, les associations de locataires ont été reconduites à l’extérieur par les forces de police.

Une affaire qui piétine. Alors que les locataires d’une résidence située à Persan (Val-d’Oise) accusent le bailleur social Val-d’Oise Habitat de « facturer des charges locatives injustifiées », plusieurs associations de locataires ont requis l’aide du maire.
Toutefois, malgré les sollicitations « répétées depuis plusieurs semaines, le maire de Persan n’a toujours pas proposé de date de rencontre avec les représentants des locataires », indique un communiqué de la CGT OPH COOP HLM. « Cette absence de réponse est d’autant plus incompréhensible que les habitants concernés représentent près de 20 % de la population de la ville » poursuit le document.
C’est pourquoi le 20 juin, ces associations se sont rendues à la mairie de Persan afin que l’édile se « saisi[sse] » du dossier, où le contentieux est estimé à 3 millions d’euros.
Pour toute réponse, les personnes rassemblées auraient été reconduites à l’extérieur de la mairie par les forces de police, d’après le syndicat. Une réaction « disproportionnée » face à un rassemblement « pacifique » qui avait pour seul but de « d’alerter sur les nombreuses irrégularités constatées dans la gestion des charges par Val d’Oise Habitat », juge-t-il.
Contactée, la mairie n’a, pour l’heure, pas répondu aux sollicitations du JSS.
À l’origine de la mobilisation, un grief principal : des charges locatives dont le mode de calcul est jugé incompréhensible. Selon des témoignages recueillis par franceinfo, de fortes disparités existeraient entre locataires de logements similaires.
Le vice-président de l’association des locataires « Persan Au Cœur » explique par exemple payer 600 euros de charges pour un F3. « Mais dans le même immeuble et pour la même surface, certains se retrouvent à payer le double ou, à l’inverse, un tiers de moins que moi, cela n’a aucun sens ! », rapporte le média.
Les demandes d’explications et de justificatifs par l’association sur le calcul de telle ou telle charge seraient restées jusqu’ici dans réponse.
Mais le bailleur estime faire preuve de « transparence » concernant les charges payées par les locataires et met les futures dépenses de plus de 75 millions d’euros en 2026 pour rénover et entretenir ses logements.
Il affirme par ailleurs ne pas nier les difficultés rencontrées dans certaines résidences.
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