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A l’exception des agences immobilières et des pharmacies qui affichent une hausse de leur CA, les autres secteurs de l’analyse des experts-comptables montrent une tendance générale à la baisse au 4e trimestre de l’année passée.

Alors que le CNGTC a souligné, dans son baromètre de janvier dernier une hausse significative des défaillances d’entreprises en 2025, l’Ordre des experts-comptables et son observatoire de la profession comptable se sont penchés sur la santé économique des 530 000 TPE et PME de l’échantillon sur le dernier trimestre de l’année écoulée.
Résultat : le chiffre d’affaires de ces entreprises a reculé de 2,1 % par rapport à la même période en 2024. L’analyse précise qu’il s’agit du « 5e trimestre consécutif de recul de l’activité pour les structures de l’échantillon, dans un contexte de poursuite de la hausse du nombre de défaillances », qui s’élève à 70 000 en 2025.
Des chiffres que l’Insee explique en partie par une augmentation de 0,9 % des prix à la consommation. « La décélération du taux d’inflation par rapport à 2024 s’explique par le net repli des prix de l’énergie, ainsi que par le ralentissement de la hausse des prix des services, du tabac et de l’alimentation. En glissement annuel, l’indice des prix progresse de 0,8 % en décembre 2025 par rapport à décembre 2024 », complète l’analyse.
Celle-ci opère notamment un focus sur une quinzaine de secteurs classés au niveau le plus fin de la nomenclature d’activité française (NAF).
Parmi eux, le secteur de la restauration s’affiche comme le plus gros perdant, avec un recul de 8 % du chiffre d’affaires au 4e trimestre 2025. Les défaillances chez les restaurateurs ont augmenté de 7 % à cette même période. Parmi les causes : l’inflation, la hausse des loyers, des salaires, de l’énergie, mettant « sous pression » les marges des lieux de restauration.
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Les boulangeries et commerces de détail de fleurs subissent eux aussi un repli de l’indice de chiffre d’affaires (ICA), de respectivement 4,7 et 4,8 %. Le rapport explique ce recul par la concurrence des grandes surfaces et la hausse des coûts des matières premières d’un côté, et de l’autre, par un repli de la demande.
Deux secteurs tirent néanmoins leur épingle du jeu, à savoir les agences immobilières et les commerces de détail de produits pharmaceutiques en magasins spécialisés, qui enregistrent respectivement + 3 et 2,7 % de hausse de leur CA.
Malgré des taux d’emprunt encore élevés et un recul des achats des derniers trimestres, « le marché de l’immobilier a connu une reprise en 2025 », avec une hausse de 10 % des transactions au regard de 2024.
En dézoomant, toutes les régions de l’Hexagone sont touchées par une baisse de leur ICA. La Corse continue de plonger et enregistre le taux le plus haut, avec un recul de -3,6 %. L’Île de beauté est précédée du Grand Est (-2,9 %) et de l’Île-de-France (2,7 %).
Le Bretagne et les Pays de la Loire s’en tirent le mieux avec un recul de 1,2 et 1,3 %.
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