Un policier parisien met fin à ses jours avec son arme de service

Âgé de 25 ans, l’agent, qui avait intégré depuis peu les rangs de la police nationale, s’est donné la mort non loin de chez lui dans le Val-d’Oise. Une enquête a été ouverte.


lundi 19 janvier2 min

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Il s’agirait du second suicide dans la police nationale depuis le début de l’année

Une nouvelle tragédie pour la police nationale. Samedi 17 janvier, un jeune policier de 25 ans affecté à la 11e compagnie d’intervention (CI) de la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) a mis fin à ses jours dans son véhicule en utilisant son arme de service, selon les informations d’Actu 17.

D’après le média, le drame, survenu proche du domicile du jeune homme à Cormeilles-en-Parisis dans le Val-d’Oise, se serait produit aux alentours de 21 heures « dans des circonstances qui restent à déterminer ».

« C’était un jeune homme qui était dans la police nationale depuis peu », relate une source policière qui précise que les collègues du jeune homme sont « sous le choc ». Une enquête a été ouverte afin de préciser les circonstances du drame, qui porterait à deux le nombre de suicides depuis le début de l’année dans les rangs de la police nationale.

À lire aussi : Des policiers empêchent la tentative de suicide d’un de leurs collègues à Paris

Le 10 janvier dernier, un brigadier-chef de la police aux frontières (PAF) du 10e arrondissement de la capitale a été retrouvé mort dans les toilettes de son lieu de travail. Le policier, normalement en congé ce jour-là, n’aurait pas dû se trouver dans les locaux de la PAF, selon une source policière. Une enquête a là aussi été ouverte pour déterminer les causes de la mort.

L’enquêteur de la police judiciaire Christophe Girard, également engagé dans la prévention du suicide, rappelle que « la police est la deuxième profession où est dénombré le plus de suicides après les agriculteurs« . Depuis 1996, environ 45 policiers se donnent le mort chaque année. « Derrière 75 % des suicides de policiers, il y a un stress post traumatique », analyse-t-il dans un post LinkedIn.

Des associations telles que SOS Policiers en détresse et l’association nationale d’action sociale de la police nationale sont disposées à écouter les hommes et femmes des forces de l’ordre sujets à des pensées suicidaires. Un numéro national de prévention du suicide (3114) est également en place.

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