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AVEC AFP. La procureure a souligné la « sophistication d’une organisation de délinquance » qui s’ajoute aux « sévices infligés durant de nombreux mois » à plusieurs dizaines de teckels nains, achetés en Roumanie et maintenus dans des élevages clandestins. La décision doit être rendue le 9 décembre.

Un « trafic à un régime industriel ». A Évry (Essonne), la procureure a requis ce mercredi une peine de quatre ans d’emprisonnement – dont trois avec sursis – et une amende de 50 000 euros à l’encontre d’une femme, principale prévenue, soupçonnée d’avoir participé à un trafic de teckels nains.
« C’est un dossier qui mêle la sophistication d’une organisation de délinquance et les sévices infligés à des animaux durant de nombreux mois », a insisté la magistrate.
La procureure a également réclamé une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis et 7 000 euros d’amende pour la seconde prévenue, ainsi que deux ans d’emprisonnement avec sursis pour un vétérinaire.
L’enquête débute en décembre 2025 après le signalement d’un particulier pour de possibles maltraitances sur des chiots en train de « hurler » dans un appartement de Leuville-sur-Orge (Essonne), a rappelé la présidente en début d’audience.
Sur place, huit chiots sont découverts, détenus « dans de très mauvaises conditions », dans une cage.
Des plaintes déposées par des associations de protection animale début 2026 dénoncent des faits similaires. L’une d’elles conduit à la découverte de quatre chiots dans un sac à Brétigny-sur-Orge, le 7 janvier.
Au cours de leurs investigations, les enquêteurs apprennent que les animaux étaient vendus dans une maison de Saulx-les-Chartreux (Essonne).
Lors d’une expulsion locative fortuite de ce logement en juin, une trentaine de teckels nains sont découverts par les gendarmes dans des conditions insalubres, en pleine canicule.
« Seuls trois chiens étaient les miens, les autres appartenaient à mon ex-compagnon », s’est défendue à la barre la principale prévenue.
Devant le tribunal correctionnel d’Évry, ce mercredi, les trois prévenus ont comparu pour escroquerie en bande organisée entre décembre 2025 et juin 2026, et d’autres infractions liées à l’élevage clandestin de chiots s’agissant des deux femmes.
Il est reproché à ces deux femmes de 28 et 52 ans d’avoir acheté en Roumanie et en France des chiots, victimes par la suite de maltraitance animale dans des élevages clandestins, avant de les revendre via des sites d’annonces.
« Pierre angulaire de ce système », le vétérinaire, 70 ans, est accusé d’avoir servi de « chambre d’enregistrement », selon les mots de l’accusation, en ayant pucé plusieurs dizaines de teckels nains apportés par ses deux co-prévenues, qui utilisaient des prête-noms.
La décision sera rendue le 9 décembre.
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