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L’opération, menée de concert avec les autorités américaines, a révélé qu’une plateforme commercialisait des contenus intimes volés à plusieurs milliers de femmes, dont certains concernaient des mineures. Deux hommes, suspectés d’avoir été les principaux administrateurs du service, ont été interpellés le 6 octobre.

Le parquet de Paris a annoncé, dans un communiqué du 7 octobre, la fermeture de trois sites web associés à un service dénommé NudeLeaksTeens, dans le cadre d’une coopération avec les autorités policières et judiciaires américaines.
Comme son nom l’indique, ce service diffusait des images volées à caractère sexuel de femmes, dont des mineures. Ces contenus avaient notamment été obtenus par le piratage de comptes sur les réseaux sociaux, par « grooming » ou dans le cadre de faits de « revenge porn ».
Sur le volet français, l’enquête préliminaire dirigée par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris (J3) a été confiée à l’Unité nationale cyber de la gendarmerie nationale. Les investigations portent notamment sur des faits d’atteinte à la vie privée par fixation, enregistrement ou transmission de l’image d’une personne présentant un caractère sexuel, ainsi que la diffusion et détention en bande organisée de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique.
Selon l’enquête, la plateforme commercialisait des « packs » de contenus intimes volés, « au préjudice de plus de 17 000 femmes dont certaines mineures, de toutes nationalités », indique le parquet.
En échange de récompenses en monnaies virtuelles, les utilisateurs du site étaient incités à fournir des informations personnelles permettant l’identification des femmes victimes.
Deux frères âgés de 21 et 25 ans, résidant dans le Nord de la France et suspectés d’avoir été les administrateurs principaux du service NudeLeaksTeens, ont été interpellés le 6 octobre 2026. Les enquêteurs français ont également procédé à des saisies d’actifs numériques pour une valeur totale de plus de 700 000 euros.
Le parquet invite les personnes victimes de la diffusion non-consentie de contenus intime à se rapprocher de l’Unité nationale cyber à l’adresse mail dédiée.
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