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Le 22 octobre, le Groupe Renault a annoncé aux salariés du site de production de moteurs de Formule 1 que leur usine allait être rachetée par le groupe d’ingénierie Dumarey, spécialiste des technologies de propulsion développant notamment des moteurs. Cette entreprise souhaiterait diversifier ses activités dans le motorsport, avec des « garanties de maintien de l’emploi et des acquis sociaux sur deux ans », a détaillé la mairie de Viry.

L’avenir de ce centre de développement essonnien était incertain depuis le 30 septembre 2024 : ce jour-là, la filiale Alpine avait annoncé sa fermeture, et la fin de sa collaboration avec Renault, après près de 50 ans au service de l’écurie française, qui travaille désormais avec Mercedes. L’acquisition a été présentée lors d’un CSE extraordinaire d’Alpine Racing SAS le 22 octobre 2026, et devrait être finalisée à l’issue de la procédure légale d’information-consultation des représentants du personnel et après l’obtention de l’ensemble des autorisations réglementaires.
Ce rachat engloberait l’intégralité de la propriété intellectuelle (IP) du moteur F1 de la filiale Alping Racing ainsi que le site de Viry-Châtillon. Il signerait « un recentrage sur les activités de sport automobile d’excellence dès le début de l’année prochaine, avec des perspectives plus prometteuses que celles qui auraient été fournies par le centre d’ingénierie Renault initialement prévu », s’est réjoui, dans un communiqué, le maire de Viry-Châtillon, Jérôme Bérenger.
« Cette opération offre de nouvelles perspectives pour les collaborateurs et l’activité d’ingénierie, et (…) constitue une reconnaissance de leur expertise historique en motorsport et notamment en Formule 1 », a également déclaré Axel Plasse, vice-président d’Alpine Tech, dans le communiqué annonçant la reprise.
Le précédent édile, Jean-Marie Vilain, s’était fortement indigné de l’absence de réponse concrète de Renault sur le devenir du site de production après les annonces d’Alpine, craignant pour l’emploi des 400 salariés du site. Il avait été question, un temps, que la marque au losange transforme l’usine F1 en « centre d’excellence en ingénierie et haute technologie ». Annonces qui n’avaient pas abouti, malgré la création d’un comité de pilotage pour le bon suivi du projet et les promesses faites aux élus locaux. Une pétition avait même été lancée par la municipalité, pour demander le maintien de l’activité du site Renault-Alpine, sans résultats.
« [Fin juillet 2025], nous avions acté, non sans émotion, que Renault renonçait à ses engagements concernant ce centre d’excellence et depuis, toujours en lien avec les salariés, nous restions dans l’expectative concernant le devenir du site », retrace Jérôme Bérenger dans son communiqué. Si l’élu « regrette », « évidemment », la fin d’une « aventure prestigieuse avec le groupe Renault, émaillée de glorieux trophées liés à la F1 », il ne manque pas de « salue[r] ce nouveau projet qui renouerait avec le sport automobile d’excellence, spécialité de ce site qui continuera de faire la fierté de [la] ville ».
« Le motorsport a toujours été au cœur des activités du site d’Alpine Tech à Viry-Châtillon. Ce centre d’excellence bénéficie de plus (…) d’une expertise reconnue sur les systèmes de propulsion hybrides et électriques, la simulation, les logiciels et les essais », rappelle-t-il aussi, prévenant qu’il sera « extrêmement vigilant à ce que les engagements pris par le groupe Dumarey soient respectés ».
« Renault Group accompagnera cette transition de manière responsable et dans le respect du dialogue social », a, de son côté, assuré Demarey.
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Journaliste justice, société, droits humains, actu locale (Essonne et Seine-et-Marne).
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