Pourquoi le peintre David est-il un exemple saisissant des liens entre l’art, la justice et l’histoire ?

À l’occasion du bicentenaire de la mort de l’artiste en exil en 1825, le Louvre présente jusqu’au 26 janvier 2026 une exposition consacrée à un monument de la peinture, Jacques-Louis David, qualifié de « père de l’École française » ou encore de « régénérateur de la peinture ».


dimanche 28 décembre 20252 min
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Les Sabines arrêtant le combat entre les Romains et les Sabins par Jacques-Louis David (1799, Louvre). © Étienne Madranges

Jacques-Louis David a concrétisé des scènes qui hantent l’imaginaire collectif, telles que « Marat assassiné », « Bonaparte franchissant les Alpes » ou « le Sacre de Napoléon ». Notre chroniqueur s’est rendu au Louvre et revient sur l’existence de ce peintre qui a été condamné et emprisonné et qui a connu six régimes politiques différents.

Jacques-Louis David naît en 1748 à Paris, quai de la Mégisserie. Son père est vendeur de fers en gros. Il est baptisé le jour-même de sa naissance à Saint-Germain l’Auxerrois. Son parrain est potier. Il étudie la rhétorique puis le dessin. Il rencontre le peintre François Boucher et étudie l’art à l’Académie royale. Il commence à exposer ses peintures et obtient plusieurs prix à l’âge de 21 ans. Il essuie cependant quelques échecs académiques qui nourriront sa rancœur envers l’institution. En 1786, il commence à fréquenter les libéraux et en 1788, il fait la connaissance de Lavoisier, chimiste et fermier général.

En 1789, son tableau « Les licteurs rapportant à Brutus les corps de ses fils », commandé par les Bâtiments du Roi, fait l’objet d’une censure partielle. Il est obligé de le modifier.

Un proche de Robespierre, acteur de la Terreur

Dès 1790, David rejoint les révolutionnaires et signe la demande de déchéance du roi Louis XVI. Proche de Robespierre, il devient un acteur central de la Révolution. Marat le désigne comme un « excellent patriote ». Il est élu député en 1792. Il s’occupe de l’administration des arts et engage un vrai combat contre l’Académie, qu’il déteste.

En janvier 1793, il vote pour la mort du roi, ce qui en fait un régicide…

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